‹ De la logique d'AristoteChapitre 117 sur 244 · DerAm«,liT. 3»cb. S.^Bt deit Méai.9 4|lff » 449«fcti · texte numérisé non relu

DerAm«,liT. 3»cb. S.^Bt deit Méai.9 4|lff » 449«fcti

TBÉORIB BB LA CONNAISSANCE. — CHAP. IX. fS

il modifie ce que cette assertion a de trop absolu , et il reconnaît que les sens nous trompent ' , mais il ajoute que c'est , du moins , dans des cas extrêmement rares.

A ces divers caractèresy il est presque impossible de confondre la sensation et la pensée ; aussi Arislofe a-t>il vivement combattu les anciens pbilo<« sophesy Empédocle entre autres, qui avaient voulu les assimiler toutes deux *. On ne saurait trop re* marquer la différence profonde et tout-à-fait infranchissable qu'Aristote établit entre les sens et l'entendement ; et Ton a vraiment peine à concevoir comment, après tant de déclarations formelles, répétées de tant de manières diverses, on a pu attri* buer au Stagirite l'axième sensualiste. Cet axiome ne lui appartient pas plus que les trois fameuses unités donton luifail encore bonneurou reproche, bien qu'il y ait aussi peu de part qu'au principe prétendu péripatéticien : IVihîl est in inlellectu quod non prias fuerit in sensu, Aristote s'est toujours efforcé d'établir positivement le contraire.

Seulement, il a porté la plus sérieuse et la plus constante attention sur la nature et les modes de la sensibilité. C'est lui qui , le premier, a £siit sur ce sujet des études vraies et complètes. Mais il a renfermé la sensation dans des bornes étroites.

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