‹ De la logique d'AristoteChapitre 12 sur 244 · I. Voir ploA loin , ch. i x, et a* part. S' liv. dei Top · texte numérisé non relu

I. Voir ploA loin , ch. i x, et a* part. S' liv. dei Top

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des Arabes ; beaucoup plus récent que les deux qui précèdent, il est aussi beaucoup moins étendu^ et n'est guère moins confus. On n'y trouve que vingt titres qu'on puisse rapporter à la logique ; et parmi eux j il en est quatre qui concordent parfaitement avec les nôtres : i^ De Interpretatione , qui dialecticae est secundus, i; 2^ Analjticorum priorum, a; 3® Analyticorum posteriorum, a; 4^ De Sophisticis Elenchis, i. Ainsi les Catégories n'y sont pas mentionnées, bien que lllerméneia soit donné pour le second livre de la dialectique ; de plus les Topiques s'y trouvent désignés sous le titre qu'ils ont dans Diogène : Topicorum ad défi-* nitiones, Tottucûv ^rpoç toùç d^pouç, mais en un seul livre au lieu de deux. Quelques autres désignations, moins positives encore que celles-là, pourraient appartenir également aux Topiques; on y reviendra en traitant spécialement de cette partie de rOrganon.

Après ces trois catalogues qui prétendent à une énumération complète des ouvrages d'Aristote, il convient d'examiner les trois autres qui n'ont point directement cet objet; mais dont l'importance n'est cependant pas moindre. On a déjà dit plus haut que ces classifications , admises à la fin du cinquième siècle dans les écoles péi^patéticiennes , étaient sans doute fort antérieures à cette époque, et qu'elles remontaient jusqu'à la réccnsîon d'Andronicus de Rhodes, au temps de Cicéron. Elles vont du reste toutes les trois nous offrir un caractère particulier.

DB L*A1JTHSirnCITé 0B l'ORGAITON. * CHAP. DI. 34

Dans son commentaire sur les Catégories, et dans ses prolégomènes, Ammonius passant en revue tous les ouvrages du Stagirite , les partage de diverses manières , dont Tune consiste à reconnaître dans cet ensemble : des travaux inachevés , des notes prises pour mémoire, rà u7uo{ji.vTi(i.aTixà , et des travaux qui ont reçu la dernière main toc ouvTory(umxa. Ceux-ci se divisent en trois clas* ses, 6E«>pv)Tixà, icpoxTucà, ôpYovixa. Cette dernière, la seule qui nous intéresse, se subdivise elle-même en trois sections : i^ sur les principes de la méthode, les Catégories, l'Herméneia, et les deux livres (ol Âuo Xoyoi) des Premiers Analytiques (tûv irpékikiv ÀvoX. ) ; a^ la méthode même , comme les Derniers Analytiques (Sçepa 'AvaX.),les Topiques (ol t^ivoi), les Réfutations des sophistes, et la Rhétorique ( ihoTopucai Tej^vai ) , et selon quelques-u^^s la Poétique ; 3® tous les autres ouvrages qui contribuent à nous fair%connaitre plus complètement la méthode, et entre autres la théorie des paralogismes '•

David l'Arménien, qui parait contemporain tf Ammonius, et dont le commentaire traite les mêmes points , reprend les mêmes idées puisées aux écoles d'Athènes. Il classe les opyavixà au même rang, et y admet trois divisions analogues : i^ rà

t. Ob a eùOMetwé wraimleasement Tordre même des ioterprètei. M. Slalir a paot-étre en tort, dans son tablean , de placer les Premiers Aaalyt. aTant l*Herméneia , contre Findication d'Ammonios , Aristo* idda, t. a, p. a54^

iTpô TY)ç {Ji.e6o$ou xai t^ç aTTo^ei^ecûç , ce sont les Catégories, THerméneia, les Premiers Analytiques; a® Ta Je aùrnv 'rtv p.£6oJov àiro&etÇewç JiJaffxovTa, ce sont les deux livres des Derniers Analytiques : David dit seulement Ta Juo 'AvoXuTixa, mais l'indication antérieure des Premiers Analytiques montre assez qu'il s'agit ici des derniers; 3^ Ta ûiroJuojx^va aMv T7iv âiro Jei^iv y ce qui emploie la démonstration méipe, les Topiques (toc TOTcwca), la Rhétorique, les Réfutations des sophistes et la Poétique.

On voit qu'entre David et Ammonius , les difîé- .rences sont fort légères et méritent à peine d'être remarquées.

L'énumération de Simplicius est presque pareille y mais elle est un peu moins complète , et l'ordre est autre. Après avoir placé les Organica au même rang, Simplicius les divise : i^ icepl oÙTYÎç TTjÇ aTwoJeixTixYi; [leOoJou. Il ne désigne en particulier aucun ouvrage ; mais évidemment il s'agit des Derniers Analytiques consacrés tout entiers à la théorie de la démonstration ; a^ Tcepi tûv irpi cùt^ç Tnç âxoJeixTixYîç (teOoJou, Premiers Analytiques, Herméneia, Catégories; 3® Tccpl tûv tiîîv âTcoJetÇiv utcoîuojiivcdv , les Topiques (ol totcoi), les Réfutations des sophistes et la Rhétorique.

Une remarque qui frappe tout d'abord , c'est la concordance de ces trois catalogues : il s'agit certaineihent ici d'une division admise dans l'École, sanctionnée par de graves autorités , et dont il n'est pas permis de s'écarter.

DB L'aCTHBNTICITÉ DB L'ORGANON. -- CHAP. lU. 55

Une seconde remarque plus importante, c'est quece triple catalogue de FOrganon, ou pour mieux dire tûv opyovMûv j n'est autre que celui que nous possédons. On peut dire, il est vrai, que ni Ammoniusy ni David, ni Simplicius, n'ont prétendu donner un catalogue complet des ouvrages logiques , oQmme Diogène et l'Anonyme , et d'après eux les Arabes : mais on peut répondre qu'il serait au moins fort singulier que, comprenant dans TOrganon des ouvrages qui ne s'y rapportent que de très loin , comme la Rhétorique et la Poétique , ils n'y eussent point fait entrer, à plus forte raison , tous les autres livres dont le titre seul , dans Dio*^ gène et ses imitateurs, suffit à indiquer la nature logique et la place incontestable, par exemple les

XuXXoyia(Aol a et les 2i>^oyi(T[i.â>v ^'.

On peut donc admettre, et probablement sans aucune crainte d'erreur, qu'au temps d'Ammonius, à peu près à la fin du cinquième siècle , l'Organon était composé comme il Test de nos jours , c'est-à-dire de six parties capitales; et que, par suite de théories particulières sur la division générale de la philosophie , l'École joignait à ces six parties deux autres ouvrages que lious possédons aussi, là Rhétorique et la Poétique, mais que nous classons différemment.

Reste toujours, il est vrai, à expliquer le catalogue de Diogène , qui offre ici , comme pour le reste des ouvrages aristolétiques , tant et de si I. 3

graves difficultés. On tâchera d'en lever quelquesunes, en montrant comment plusieurs des titres donnés par Diôgène, pour ceux d'ouvrages distincts 9 ne désignent probablement que des parties d'ouvrages tels que nous les avons maintenanL

Ce qu'il importe surtout de remarquer ici , c'iest que ces deux espèces de catalogues, dpnt l'une procède de celui de Diogène, et l'autre de celui d'Ammonius, n'ont que très peu de points de contact, et viennent de sources différentes. Le catalogue de l'école péripatéticienne me semble à tous égards préférable à celui d'un compilateur, qui a pris de toutes mains et sans beaucoup de discernement. Dans l'École, au contraire, de grands travaux de critique avaient été entrepris depuis Andronicus et Adraste d'Aphrodise, sur les œuvres du maître. On gvait cherché à en obtenir des éditions plus correctes , à les disposer dans un meilleur ordre, aies éclaircir de toute manière. Ammonius, David, Simplicius, sont les représentants directs et authentiques de ces profondes investigations. Diogène ne peut prévaloir contre de telles autorités ; il est certain , par l'inspection seule de son catalogue , qu'il n'a point profité de la classification d' Andronicus, qui cependant, comme le dit Porphyre.', avait divisé les ouvrages d'Aristote en parties distinctes , et avait réuni , sous un même chef, les matières analogues, tiç i:fay[ixtxuaç iuik$

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