‹ De la logique d'AristoteChapitre 120 sur 244 · Grande Mor. » cb. 35, xx97»a, ax · texte numérisé non relu

Grande Mor. » cb. 35, xx97»a, ax

16 raUXIÈXE PARTIS. — SECn09 n.

On peut se. rappeler ici le passage important qiii termine les Derniers Analytiques, et dans lequel ce rapport de Tentendement aux principes est si profondément expliqué. (Voir tome i*', page 326. )

Ces principes indémontrables , c'ea|i»à-dire , de toute évidence par eux-mêmes, fournis par Tentendement auquel seul ils conviennent , sont donc antérieurs à la science et à la démonstration. Ainsi, toute science, acquise pour soi ou transmise à un autre, vient de connaissances préalables, sans lesquelles elle ne saurait être, et qui lui servent ' soit à démontrer, soit à définir les choses.

Il suit de là que la science, qui vient du général, repose aussi sur le nécessaire ^. Toujours on suppose que ce qu'on sait ne saurait être autrement qu'il n'est su, et par conséquent, qu'il est néces* saireraenttei qu'il est. Si les principes dont on part^, n'étaient pas plus connus quf la conclusion qu on en tire, on n'aurait point une science véritable, on n'aurait qu'une science d'accident. Or, la science proprement dite ne peut jamais se rapporter qu'à ce qui est éternel, ou tout au moins, à ce qui est le plus habituel ; elle ne |>eut, en aucune façon , se contenter de l'accident : car îl ne suffit pas pour la produire.

y. Ifétaphys. y Ur. i,ch. 9, 99*»i>, 3o. ft. ilor. à NÎMfli.» Ur. S, ch. i, 11S9, b, ao. 3. MétupUyi. , Ut. I«di. 9, y#flif, a, ti^i^-tt liv, f*^ c^. i« xo65, a, 5.

THÉORn DE LA GONNAJSSAVCI. «p- OHAl». IX. 17

Ritteri a vivement blâmé Aristote d'avoir admis comme principe de science l'Ji; cm t& iroXij, c est-à*dire, le cours ordinaire des choses. Il a semblé à l'historien de la philosophie qqe c'était une base trop peu solide, et sur laquelle il était impossible de rien édifier. Toutefois, Ritter a dû reconnaître qu'en physique, ce principe est de la plus grande utilité; ou pour mieux dire, qu'il y est tout i fait indispensable : et cela seul suffirait à justifier complètement l'opinion d'Aristote,

Le cours ordinaire des choses, sans être nécesaaire aux yeux de la raison , est tellement constant qu'on peut le regarder comme infaillible, et s'y fier, comme on se fie aux principes indémontrables et éternels de l'entendement.

La science, douée de ces deux caractères, du général et du nécessaire^* s'appli()ue donc surtout à ce qui est en soi, à la substance, bien plutôt qu'aux autres catégories, qui ne sont que d'accident ^. La substance, l'être réel (où^a), est au faite de la science : et c'est elle spécialement que le philosophe doit étudier. De plus, c'est à une seule et même science de rechercher et les principes généraux de l'être ^, de la substance, et les principes

I. Ritter, Uist. de U Philosophie, t. 3 , p. 4^ et 173. a. Métapbys. , liv. a, ch. a, p. 996, b, 16. y McUphyt. , liv. 4 » ch. t , définiiÎM du l'o6«{fi : mis Mitt théork est surtout développée Métaphys. liv. 3,ch.a, p. xoo4 et foe5« 4. M«Upiiyt.,liv. A»eb. «,99^, b, i6,«-«tf^M/.» i<<.,99S, b, 6.

t$ DEUXliSME PARTIE. -— SECTION H.

généraux de la démonstration « et du syllogisme qui ia constitue. C'est à cette science ' de résoudre toutes les difficultés logiques (Xoyixàç ^uc/epeiotç ).

On expliquera plus loin (voir ch. 10) quel est le sens qu'Aristote attache habituellement au mot 'k(xyix6ç. On voit qu'ici Tacception dans laquelle il le prend se rapproche de celle que nous loi donnons nous-mêmes; mais il faut remarquer cependant que cette acception est fort rare dans la langue du Stagii*ite.

L'objet que Ton vient d'indiquer est, sans contredit , l'un des plus importants du système d'Aristote; car c'est le lien de la logique à là métaphysique. Aristote montre ici, comme Hegel Ta fait plus tard sur ses pas , la liaison intime de ces deux sciences. Mais le philosophe allemand est allé beaucoup plus loin, il les a identifiées, ou pour mieux dire, il a sacrifié la. métaphysique à la logique. Le philosophe grec n'exagère point ainsi les choses: il lui suffit de faire voir comment l'une et l'autre science se touchent; il ne les confond pas.

On se rappelle qu'Aristote a établi dans les Premiers Anal) tiques qu'il n*y avait pas de démonstration de la substance. La démonstration et la substance sont en quelque sorte parallèles; la

Ariitoie se poM eelte qaestioo dani ce pessege, Btis îl aek réMat fie lÎT. 3 , ch. 9 y X004 , a 9 3S.

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