‹ De la logique d'AristoteChapitre 121 sur 244 · I. Mélapbyt., liv. 3, di. 3, looS» b» 8 ^ .— tooS, b, %m · texte numérisé non relu

I. Mélapbyt., liv. 3, di. 3, looS» b» 8 ^ .— tooS, b, %m

THÉOaiK DE LA CONNÂIMANCE. — CHÂP. IX. ' 29

première ne saurait jamais s'appliquer à la seconde, qui en est todtefui^ Tunique fondement '.

L'être 9 la réalité, est donc le principe de la démonstration dans les sciences théoréliques ^, c*est*à*dire, dans celles où l'entendement peut s'atr tachera des principes nécessaires; dans les sciences physiques, ce n'est point ce qui est, c'est ce qui sera. U y a bien pour elles une nécessité , comme dans les autres sciences, mais c'est un mode différent de nécessité. On peut voir, parce qui a été dit plus haut et dans les Derniers Analytiques, que cette nécessité physique se confond avec le cours ordinaire des choses , l'àç iiA to ttoXu , et dans un autre sens, avec l'induction, principe d'une importance suprême dans l'étude des choses naturelles.

C'est ici que trouvent leur place les deux principes établis dans les Analytiques, et qui sans cesse sont reproduits dans la Métaphysique^, à savoir: qu'il ne peut y avoir démonstration de tout; qu'il y^ des axiomes communs qui s'appliquent à toutes les sciences, et que le principe lui-même de la démonstration doit nécessairement être indémontrable. Il est inutile d'insister su^ ces deux points, après tous les développements donnés dans les Analytiques ; il suf tira d ajouter que toujours Ans-

I. MéUpbyi. , Ut. 5,ch. i, loaS, b, 14. 1. D«t Furt. des Aoim., ch. i , 640, a, i.

3. Métaph . lib. 3 , cb. 6 , lOf f , a , x3. — lit. 9 , ch. 9 , 99^, a, 7, — etiiv. 3, cb. 4» 1008, 8.

SO nmxÙME PAHTIB* -^ BICTlOlf U.

tote distingue, avec le plus grand Boin, la sdenoe des objets intellectuels (vontà) et celle des objets sensibles ( at^OTiTa ) '.

Il reconnaît aussi à toute science, à tout effort intellectuel (^uvapucâç), une tendance nécessaire au bien; et sous cette formule peut-être un peu obscure, il faut entendre que toute science a néces^ sairement pour but la vérité, bien étemel et suprême de IVntendement.

Reste encore pour la théorie de Tentendement et de la science, une importante question, c'est celle de la méthode. On a vu plus haut que Terreur ne venait dans l'entendement que par li combinaison de nos pensées, cesl-à-dire, par un acte sorti de nous, émané de notre spontanéité; et que la sensation dans les éléments qu'elle fournit est toujours vraie et infaillible. C'est précisément à nous guider, dans ces combinaisons de la pensée, que la méthode doit sertir; c^est elle qui doit nous enseigner le chemin de la vérité.

Aristote avait spédalemeut traité de la mêttiodei du moins autant qu'on peut en juger sur un simple titre > dans un ouvrage ^ intitulé : Mtto^ixà. En général, les commentateurs et les philologues s'eh sont peu occupés ; cependant ce traité denôl

I. De l'Ame, liv. a, ch 5, 417, b, 96 et pusim. — Métiphyi., Ut. 6, ch. XX, io37, «, 14.

a. Grande Mor. , liv. X , ch. i, 118s, «, S3, •iMiir.à SieiMii., Uf . X , oh. s , 1095 , a» x4«

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