PbjsiognoiD. , ch. 4 , 80g , • , I Vt ly
S2 DBCXIÈXS PARTIE. — gECnOK H.
Il faut donc procéder, des choses qui nous sont leplusconnueSy à celles qui nous le sont le moins; mais quicependant lesont davantage en soi'. Il faut pour se rendre parfaitement compte, à soi-même, et aux autres, toujours choisir les exemples les plus clairs ^, et expliquer les choses obscures par celles qui ne lesont pas, les notions de lentendement parcelles des sens. Si Ton se rappelle la disiînction, établie si souvent par Âristote, entre les choses connues en elles-mêmes et les choses connues par rapport à nous, on comprendra comment il peut dire ^ que Ton arrive toujours aux choses naturellement plus notoires, au moyen de celles qui le sont moins; c'est que ce sont précisément ces dernières qui, vulgairement parlant, le sont davantage; c'est que les notions de la raison sont toujours dans un ordre inverse à celles de la sensibilité. Ainsi, le général , l'universel est , en raison, antérieur au particulier 4; pour le sens, c'est tout le contraire; et de même pour l'accident et son sujet.
Si l'on n'observe pas cette différence de notion entre les choses , il arrivera qu'on pourra essayer de démontrer des choses évidentes en eile^-mémet^y par des choses qui ne le seraient pas.