THÉORIE DE LA CONNAISSAKCE. — CHAP. X
ment à la suite(o'jy^ octcXcoç iTX é7ro(jL6Vfc)ç). L'être en effet s'identifie et .se confond avec la substance; dans les autres genres, au contraire, il se distingue et s'jsole. X^es catégoiies delà quantité, qualité,etc. n'ont Tétre que comme l'a le non être, dont on a pu dire, par abstraction r<itionnelle(XoYix(o;), qu'il est y non pas absolument , mais comme non être.
Aristo te confond du reste absolument, soils une seule et même notion, l'être et l'unité: to h xocl toov. Il n'y a pas plus d'être sans unité que d'unité sans être. Pour comprendre ici toute la distance qui sépare Aristote de Platon et de Técole d'Élée, il suffît de songer à la théorie développée au début même des Catégories. Du moment qu'on ne reconnaît que le particulier et l'individu pour point de départ, et pour base de tout le reste , espèce et genre, il s'ensuit nécessairement que letre et l'unité ne sont qti'une seule chose. L'être n'est réellement que dans findividu^et l'individu ne saurait être lui-même ce qu'il est, qu'à la condition de Tunité. Ainsi le système d*Aristote est parfaitement conséquent, et s'il avait séparé, à l'exemple de Parménide et de Mél issus, l'être de l'unilé, il eut manqué à sa propre doctrine ; aussi les a-t-il partout réuQ^is. •
Ainsi jiionc tout ce qui a été dit de Fêtre peut également s'appliquer à l'unité, et l'on aurait pu prendre la seconde tout aussi bien que le premier, pour objet de la théorie. L'unité comme
5S DEUXliSME PARTIE. — SECTION II.
rétre est à tous les genres ', à la quantité, à la qualité; mais elle aussi n'est d'une manière absolue qu'à la substance seule Pour les autres catégories, elle est mêlée à des accidents, qui sont ceux de la grandeur, du temps, de l'espace, etc.
Ainsi, la substance est la première et la plus haute des Catégories ; c'est en elle seule que l'être est absolu ^ ; la substance seule est quelque chose d'isolé, de distinct; parmi les autres Catégorèmes, aucun ne porte ce caractère. En effet, il faut, de toute nécessité, que, dans la définition et dans l'expression de chaque chose, on sousentende la défi* nition et l'idée de la substance^. La substance est donc antérieure à tout le reste, à la fois en raison, en connaissance , et même, par le temps. Telle est IMdée de la substance dans toute son étendue et dans sa signification la plus large. En la compre* nant dans un sens un peu plus restreint , on pour* rait soutenir que la matière, et la génération même des choses, sont antérieures par le temps à leur existence ^ ; et que c'est rationnellement que Tantérioritë appartient à la substance et à la forme
essentielle-
C'est à la substance que toutes les autres Catégories se rattachent; la substance elle-niéme êst