Mélapbjff. y Ut. 11, oh. 6, 1079, h, tS
4i DEUXIÈME PARTIE. — SECTION U.
séparé le général de l'individuel ' , de n'avoir jamais pensé à donner aux idées universelles une existence indépendante ; et c'est précisément cet isolement du général, qui cause toutes les difficultés insurmontables que présente le système des Idées, dont Arislote fait remonter l'origine jusqu'à Heraclite '.
On a vu, du reste, que dans la théorie d'Anstote, le particulier est connu par la sensibilité, et que le général ne l'est que par la raison dans laquelle il réside, et qui le produit en quelque sorte. (Voir la fin des Derniers Analytiques^, Tom. I, page 3-i8.) C'est là aussi ce qui fait la différence profonde entre le philosophe et le rhéteur. I-e philosophe a l'idée générale , le rhéteur n'a que l'idée particulière : le premier sait ce que c'est que l'injustice, la tyrannie; le second sait seulement^ que tel individu, qu'il défend ou qu*il accuse, est injuste et tyran. Il faut comprendre d'ailleurs, qu'on se sert ici du rhéteur comme d'un exemple, et que cette différence est générale, du philosophe à tous les hommes dont l'esprit /le cherche point à embrasser l'ensemble des choses. C'est là aussi ce qui fait que le vulgaire préfère le rhéteur et les formes quil emploie^
X. Métaphjs., IW. la, di. 4» 1078^ b, 3o. •— /AmI., ck. Çi 1086 , b , 5.
a. Méltphys., Iît. xa , cb. 4» 1078, b, x4. 3. Phyt. , liv. I , ch. 5 , X89 , t , 6.
4* Problèait,liV. i8«9i7 ,«,S,— «etlÎT. 3o,ç56,b^69