‹ De la logique d'AristoteChapitre 134 sur 244 · THÉORIE DE LA CONNAISSANCE. — CHAP. X · texte numérisé non relu

THÉORIE DE LA CONNAISSANCE. — CHAP. X

exemples et enthy mènes % parce quil les comprend plus aisément.

Mais toi;t en cherchant à limiter ainsi la valeur de runivefsei , et à le restreindre dans de justes bornes, Aristote n*en reconnaît pas moins son importance, et Ton se rappelle que, plus haut, Tuniversel a été présenté comme l'élément indispensable de* la science en gén'^ral, et en parti* culier, du syllogisme, qui ne peut exister sans lui^

La dernière question qui resterait à éclaircir sur la substance, et Tune des plus délicates, mais quon ne doit toucher ici qu'en passant, serait celle des rapports de la substance à la génération* (y^veai;). Il faut bien entendre ce qu Aristote exprime d*une manière toute spéciale par yénau Le mot i\e génération , restreint aux limites étroites où nous le prenons dans notre langue, ne peut en donner qu'une idée fort imparfaite. La ylveaiç est, pour Aristote, la production d'un phénomène quelconque qui vient à être, qui devient. Le mouvement de notre doigt que nous remuons , l'agitation des arbres battus par le vent, l'idée qui se présente à notre esprit, sont autant de ylvedeiç: la Y^vcGiç a lieu toutes les fois qu'une chose qui n'était pas, vient à être, et, dans le langage péripateticien , toutes les fois qu'elle deuienl^ yivexoci.

Au premier coup d'œil, la y^veaiç semblerait

s. Probîèm*, IW. i8^ gi6/b, aS.

a. Méla|ibj8. , Ht. ii, ch. lo, 1086, h^ 3A-

46 IttOrXIÈME PARTIE. — SECTION n.

antérieure à la substance ' : mais en raison et en fait, la substance est la première : sans elle la génération ne pourrait même avoir lieu. L'ppposé de la génération, c'est la destruction, fOopoc^^u'il faut entendre dans un sens aussi général que fviwiç. Toute génération absolue est la mort de quelque chose; toute destruction absolue est la naissance de quelque chose : et Aristote pousse cette idée si loin, qu'il va jusqu'à dire^ que la naissance, est la mort de ce qui n'est pas, et la mort, lanaissancede ce qui n'est pas. Ainsi le non être lui-même est compris dans la yeveciç et la f6opa, bien qu'il semble devoir en être exclu; il précède Tune et suit l'autre.

De ces notions générales sur l'être, quis'ap* pliquent surtout à la substance, il faut descendre aux autres catégories.

Les formes diverses que l'être peut revêtir sont ce qu'Aristote appelle les formes de la catégorie ^9 cj^^^Laru t^ç xatifiyopioç. Ces formes ne sont en effet que les attributions applicables à l'être ^ qui leur sert à toutes de sujet, soit d'inhérence, soit d attribution (Voir l'analyse des Catégories, pag. i4^ L'être est donc dénommé suivant ces formes,

I. De Ur G^ération, tir. t , cb. 3, 3t8, 1^, 34, 3t^, a, S cl «S. — Des Parties de« Anim. , 640, a. 18, 641 « b, ^.-«•De la Qèaè' ration des Anim. , iiv. 5 , ch . 1,778,8,5. — Météorol. , Ut. i , ch. x » 338 , a , a4 , Iiv. 4 1 cb. x , 378 , b.

a. DelaGéuéralion, Iiv. i,cb. 3, 3i8, b, 34»el3z9y«,Sitt5.

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