‹ De la logique d'AristoteChapitre 141 sur 244 · ifétaphys., IW. lo, Kh.'S, xo6x, b · texte numérisé non relu

ifétaphys., IW. lo, Kh.'S, xo6x, b

THÉOail DE LA CONNAISSANCE. — CBAP. X. 55

car ce principe transformé est celui, p^ar lequel deux prop'Ksilions opposées ne peuvent jamais être vraies à* la fois ' ("Voir , \]foœ. ?vP^S'^^)* Dureale* la contradiction n'a pascVintermédiaire'; et œci a déjà été établi dans le$ Çatégoriesi ( Y^ir Toott. lypag. 175).

C'est surtout à l'aide du principe de contr^c)ic«' tiont que la science arrive aux principes supréqnes des cboses^aux primitifs qui, pour chacune d'elles, doit donner la connaissance <le tous les accidents el les faire comprendre, en leur attribuant leur nature propre^. Ce que S4>nt les principes, les conséquences des principes le sont aussi, fjes prin» c^es proprement dits sont ceux qui déterminent le mouvement, la génération des choses: et les principes mathématiques ne sauraient conserver^, à ce titre I l'importance qu'on a prétendu leur donner.

. Les principes ne sont pas au reste identiqijies pour toutes choses : ils varient avec les sujets mêmes auxquels ils s'appliquent , sensibles avec les sujets sensibles ^ , éternels avec les sujets éternels, périssables avec les sujets périssables/..

La connaissance des principes s'acquiert de di-

i.'Mélapbys.y liv. 3,cb. 6, ioii,b, i4»-— ftliv. 9| cb, % loS;, • y 33 — Phy». , liv. *» , ch. 3, a«7, a, 9. a. J^iéé. p id , rh. 7 , 101 1 , b, ai. 3. Grande morale, liv. i, ch. 10, 1187,8, 35. 4* Mor. i EiKtem. , liv. a, cb. 6, laaa, b, ai. 5. Du Ciel, liv. 3, cb. 7, 3o6, a, 10.

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yerses façons; les uns nous sont connus parl*tnduction, d'antres par la se^isation ', quelques uns par une sorte d*habitnde, d*autres encore d'nne manière différente. C*esf par rîndiiction que sonl èiï général fournis les principes sur lesqiiHs se funde le syllogisme*, et pour lesquels, par conséquent, il n'y a pas de syllogisme possible.

Cette opinion d'Aristote stir Tiisage de Tinduction, rapprochée de celle qui termine les Derniers Analytiques, mérite la plus grande attention, et réftite ces accusations si souvent portées contre le Stagirite, qui aurait prétendu, disait-on, faire du syllogisme l'instrument unique de la science. H est parfaitement évident qu'on s'est mépris; en cela , sur la pensée d'Aristote : il n'a jamais con* seillé cette méthode; et il a toujours hii-méme appliqué une méthode différente.

Tennemann^ a également reproché au Stagirite d'avoir considéré la démonstration, comme la seule voie à la connaissance des objets extérieurs. Ce reproche n'est pas plus juste que oelai qui précède. 11 est évident at^ contraire que, dans la théorie d'Aristote, -X côté de la démonstration, il y a cfautres méthodes qu'elle, puisque les principes lui échappent entièrement. I^ connaissance acquise par la démonstration n'est jamais qu^une connaissance médiate.

I. Mor. à riicokn. , liv. x , ch. 7 , 1098 , b, S. a. Mor. i Nicom. , tir. 6, cli. 3, xiSQi b, 17. 3. TmoamaDD , Hist. de la pbilot. , l. 3 , p. S9.

THfoltB 0K LA C0NNAI8SA5GK. — C»AP. X. 58

Mais ceci n'empêche pas , comme l'avait pensé Démocrite, que la démonstration % ne puisse s'appliquer aussi à di*s choses éternelles. Par exemple, riticommensurabilité du diamètre, Tégalité des troisangles d'un triangle à deux angles droits, sont cbbses soumises à la démonstration, tout éternelles qu'elles sont. Ce que Démocriie aurait dû dire, c'est que ceci n'est vrai que pour certaines choses éter* nelles, maiâne Test pas pour toutes Irs choses étei^ neI^es. Du reste, il n'en est pas moins nécessaire |k>ur toute démonstration, que les principes dont e.le part soient inébranlables ' r autrement la science que la démonstration doit produire^ serait impossible. C'est la sulistance, c'est l'être, qui doivent toujours lui servir de base ^; et c'est en procédant de la substance, qtiela démonstration arrive à cette nécessité qui lui est propre, et qui est , en quelq\ie sorte , créée par l'intelligelice hu-> maiue^.

Kous sommes arrivés ici à la limite, oii la théo* rie générale de la connaissance se lie k la théorie particulière du raisonnement déductif, tel qu'Hâ été exposé dans l'Organon. Il serait inutile de ruppeler de fiouveau les principes qui y ont été

x^ Dt la Géaér. des aoin. , Ihr. a» ch. 6,74*»'.l*f ^^* a. Mor. à Nicoin.,liv. 6, ch. 5, xi4o, a, 33.— Métaphyt. , Uf. lo, ch. X , io59, a, Sa.

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