‹ De la logique d'AristoteChapitre 142 sur 244 · Métaphys. , liv. io,cb. i, lod4»b · texte numérisé non relu

Métaphys. , liv. io,cb. i, lod4»b

56 DEt'XlKME PAHTIE. — . SECTION U.

développés. Nous pouvons les regarder comiDe suffisamment connus.

On a essayé, plus haut, de montrer commeut le système de logique que présentent les six ti^ités de rOrganon, avait apparu au philosophe. On a£ût voir qu'on pouvait , sans erreur, lui attiibuer une unité de composition et crexéculion» que souvent on lui a refusée avec inju.stire. Il est évident pour nous que, sans avoir peut être réuni lui-même en corps d'ouvrage TOrganon entier, il a établi entre les parties qui le forment une liaison si étroite, qu'il est impossible d'en méconnaître la connexion, et 1 on pourrait ajouter, dVn modifier l'ordre.

L'ensemble des recherches contenues d^ns rOrganon, se présentedonc au Stagirite comme une métljLode générale du raisonnement et du discours^

Poi^r lui cette, étude du raisonnejnent a une telle importance, qu'il nliésite point à dire que c'est elle qui a conduit Platon au s}Stèm.e des Idées ': mais il ajoute aussi que Platon s'y est abandonné aveuglémept, et qu'elle lui a fait faire bien des faux pas.

il ne. faut point du tout confondre ptiâo^oç twv XoycDv avec ^laXescruc*^. Pour Aiistote, ÂiaXexTixi^ a un. seus beaucoup plus restreint; il y attache peu dfl^ valeur, et il limite la dialectique à la discussion

X. Béfot. des Soph. , 172, b, 8, — et i83,b,i3. a, MéUipbys. , liv. x , cb. 5 » 987 , b, 5a.

THÉORIE DE h^ COKfl^lSSÂNCS. — r CUAP. X. 57:

elle-rnéme, ainsi que l'indique Tétymologie propre du. mot. Aussi, loue-t-il Socrate des progrès qu'il a fait faire à la dialectiaue ' par son habileté à donner des inductions et des définitions. générales. Du temps de Socrate^ l'art de la dialectique n'était pas,; à, beaucoup près, aussi avancé qu'il le fut; après lui. Socrateest le premier qui raisonna dans toutes-. le» règles (. cuXXoyi^fiGÔat ) *. '

. Du n^ste, le mot de dialectique, dans Aristote, n'4 pas toujours le sens que nous venons dHndi-q\i€sr : quelquefois il en a un plus étendu. On sait: d'abord quelle vaste portée Platon avait donnée^ à la dialecti(|ue. On sait que l'idée qu'elle reT< présentait à ses yeux n'était pas moins que ce qui, pour nous, est la métaphysique tout entière. Û^s Aristote, la dialectique n'a jamais cette haute importance; mais elle s'étend quelquefois jusqu'à embrasser, non seulement les règles de la discus* sion. pratique, mais encore les règles mêmes de tous les syllogismes, des vrais comme des pro«; bables^. .

' Mais. le plus souvent, Aristote ne place pas la : dialectique à ce rang élevé, qui la mettrait presque ;

I. Métaphys. , lif . 12 > ch. 14» 1078, b, a5. '— De Gorgias, etc.» 978, a, 35.

s. Métaphys., liv. 11 , ch. 4» 1078, b, a4*

3. Métaphys. ,liv. a, 99$, b, a3. — Liv. 3, ch. a, looS^a, x6. — Rhét. 9 lif. x,ch. X, i355,ay 8, et b, iS« — IM,, id.fCh, a, x356, a, xz«

5S tftOXtklit PARTIE. -— ^ SKCTION II.

an niveau de l'Analytique; or«linaireinent, il la regarde comme toiit-à-fait inférieure, sans la ravaler cependant aussi bas que la sophistique.

La dialectique et la sophistique ont, toutes deux, pour objet d'imiter la philosophie ' ; mais ce qui les distingue, c'est l'intention qui préside k leurs recherches. La dialectique s'efforce loyalement d'atteindre la vérité; mais elle ne peut arriver jusqu'à elle, et s'arrête en route. La sophistique s'inquiète, au contraire, fort peu d'arriver à ce but suprême^; elle se contente d'acquérir l'apparence du savoir et de la sagesse, parce que ces apparences lui suffisent pour tnimper les hommes, et satisfaire la cupidité et l'orgueil qui sont les seuls guides qti'elle suive.

Du reste, la dialectique et la sophistique ne vont jamais au fond des choses ^; elles s'arrêtent l'une et l'autre aux accidents, et ne poussent pas jusqu'à l'être en soi, jusqu'à la substance. I^ dia* lectique comme la rhétorique, avec laquelle elle a de grands rapports de ressemblance "^9 commuiie ainsi qu'elle à tous les hommes, la dialectique, doit sttvoir le pour et le contre dans toute question. Seulement , elle ne *les eniploie pas tour à tour et

I . Métaphys. , liv. 3 , ctf. a , 1004, h, 17 . — Biiél. , Ht. i , èb. i ^ z355, b, 16.

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