THÉORIE DE LA C0NNA1SSA>CE. — CUAP. X
ff sachant que c'en est une. Cest qu'il aura la « science générale, c'est-à-dire, qu'il saura bien en a général, que de tels actes sosl blâinahles et mauc Tais, maisil^nesaura pas que les actes particuliers « auxquels il se livre le sont également. Ainsi « donc , tout en ayant la science de la faute , il a n*en commettra pas moins cette faute; c'est qu'il a a la science générale, et non la science.particu-' a lière^ a
Cette application du syllogisme à l'action , toute dépendante de lui, bonne s'il est bon, mauvaise s'il est faux , peut paraître bizarre au premier coup d'œîl, et peut-être subtile; mais si Ion veut y re* garder de près , et si l'on se deniande ce qui peut logiquement déterminer Taction , on verra que la réponse d'Aristote est aussi profonde qu'aucune de celles qu'on pourra faire, et que, de plus, elle a l'avantage d'unir les théories de la Logique à l'activité de la vie, et de les expliquer Tune par l'autre.
On voit doncque, dans Aristote, le mot de logique prend un sens tout différent de celui que nous lui donnoQS aujourd'hui. Peut-e(re,M. Ritter ne s'est-il pas assez défendu des idées luodernes*, en paraissant croire qu'Aristote, et Platon même, avaient compris la I^ogique comme nous la comprenons maintenant, et l'avaient nommée comme nous. Le mot de logique j pris substantivement, et même pris adjectivement, avec sa signification