‹ De la logique d'AristoteChapitre 147 sur 244 · II. fy · texte numérisé non relu

II. fy

actuelle, ne vient que des commentateurs , ainsi que nous l'avons déjà dit.

Ici doit se terminer la Théorie générale de la connaissance d'après Aristote. On a essayé de faire voir que» dans sa pensée, FOrganon "n'était pas du tout isolé, et qu'il se rattachait à un système plus vaste. Ce système, comme on Ta montré ^ est essentiellement spiritualiste, et sous ce rapport , Aristote ne s'éloigne en rien de Platon. Seulrmeut, plus que son maître , il cherche à tenir compte des faits extérieurs; il analyse la sensibilité, et s'applique à lui donner sa réelle valeur, côté trop néghgé par l'école platonicienne. Mais, loin de la considérer comme la source unique de la pensée, il la relègue au degré le plus bas de l'échelle. Tout en reconnaissant les services indispensables qu'elle rend à l'intelligence, il ne croit pas pour celaqu'eUe soit l'intelligence entière. L'entendement est anté* rieur et supérieur à la sensibilité; il en est indépendant par son origine et son essence; et le plus grand effort d'Aristote consiste à montrer tou-^ jours la différence infranchissable de la senftatioB et de la pensée.

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