‹ De la logique d'AristoteChapitre 15 sur 244 · I. Stahr, Aristot. a, p. 9s et soir · texte numérisé non relu

I. Stahr, Aristot. a, p. 9s et soir

a« Anmoiiiii» in categ. , folio, t3, a.

58 PAEMIÈBE PARTIE.

Aristote, et presque en tout pareil à Touvrage authentique % remarque que fait également Ammonius. David cite le même fait qu'Ammonius, mais il ajoute quelques détails assez importants : « Ce livre, dit-il, est bien d'Aristote*, car il a subi ¥ l'examen des interprètes attiques qui l'ont red connu pour authentique. On trouva dans les tf vieilles bibliothèques quarante livres des Analy- <c tiques et deux des Catégories ; les interprètes « n'en acceptèrent que quatre des Analytiques et a un seul des Catégories. » On ne peut guère douter que ces interprètes attiques , chargés d'un choix, si délicat, et dont la décision fait loi, ne soient les grammairiens célèbres d'Alexandrie , si soigneux de conserver la pureté de la langue et Tatticisme du style. U serait possible, au reste, de comprendre eÇnyviTai ârrHtoi dans un sens plus simple et plus juste peut-être, et de croire, avec M. Cousin^, que les interprètes attiques , qui paraissent avoir formé une sorte de corps savant , sont antérieurs aux Alexandrins, et remontent au temps des palmiers successeurs d'Alexandre; 'Attixoi alors exprimîèfait le lieu de Teur résidence plutôt que le genre de leurs études.

Il parait donc constant que tous les ouvrages logiques , ou tout au moins les Catégories et les

X . Simplidnt in Categ. , folio , 4 * Terso. 9. David in Categ. Manoscrit, 1939, cap. xt. 3. Mémoire sur le aeoond commentaire d*01jmpiodore aor le Phédoo, p. xy.

DB L'AOTHENTICrrÊ DE L*ORGAlfON. — CHÀP. IV. 59

Analytiques, se trouvaient dans la bibliothèque d'Alexandrie.

Parmi les témoignages de ces temps reculés , le plus ancien de tous ceux qui nous restent , est celui de Cicéron. Ses Topiques sont extraits de ceux d'Aristote, bien qu'ils en diffèrent à quelques égards ; mais Cicéron a étudié à fond l'ouvrage du Stagirite *. Il en parle, tout au long au début de son propre livre , et il y revient encore dans ses lettres '. U est vrai que quelques philosophes du xvi^ siècle ont avancé que les Topiques actuels ne sont pas ceux que lisait Cicéron. La valeur de cette assertion sera examinée quand on traitera de Tauthenticité particulière des Topiques^. U suffira de dire ici qu'elle ne repose sur aucune base solide. Cicéron connaissait-il les autres parties de l'Organon? Cela paraît fort probable, et M. Stahr^ l'a soutenu; nen cependant ne l'atteste d'une manière positive.

Rien non plus dans ce qui nous reste de Yarron ne prouve qu'il eût les ouvrages Jogîques d'Aristote ^ qu'il cite au reste trois fois. On peut en dire autant de Sénèque^, dont l'excellente éducation avait dû cependant comprendre l'étude de la philosophie péripatéticienne et de la logique en

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