I. M. CoÔMi, NoQTMox F^igmcBtf , p. fao
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de vue de la connaîasanoe. Heraclite d'Ephèse s'en rapproche éf^alement, en rejetant le téiiioi« gnage des sens comme critérium. L'école atomis* tique a continué les rt*cherche8 antérieures sur la pensée; et Démocrite, qu'on peut regarder comme le précurseur d'Aristote, a nettement se* paré r^nlendement , le voùç, source unique de la vérité, des autres puissances de l'âme. Ces!, comme on se le rappelle , la distinction fondamen» taie qui a été reconnue plus haut clans la Théorie générale de la connaissance^ telle qu'on peut l'atp tribuer au Stugirite.
Ainsi donc, dans toutes les écoles précédentes, la Logique proprement dite n'est point encore née. Le rapide examen que nous venons de faire suffit à le prouver. I^ dialectique*, qui lui tient de si près, a été fondée par Zenon; mais il y a encore une bien grande distance de la dialectique de Zenon , à la science qui plus tard sera renfermée dans l'Organon.
Le rôle des Sophistes est ici très nettement marqué. Cefurent eux qui, les premiers, essayèrent de réduire en règles la dialectique ; et c'était li voie qui, naturellement, devait mener à syslémi* tiser la Logique elle-même. Sans vouloir absoudre les Sophistes des trop justes reproches que la phi* losophie et la morale leur ont si souvent adressés, on peut dire toutefois que les services immeoMe rendus pareux n'ont pas toujouraété suftisamumit appiécies. Il est incontestable y d'une piirtp qu'ils
firent faire des progrès constdémbles à la connaissance de la langue et aux formes de la discussion ; et d*aiitre part , la direction de leurs éludes a été déterminée nécessairement par le mouvement prodigieux qu* à cette éixHfue recevait , dans la Grèce, la vie publique, alfmnchie des tyrannies intérieures qui l'avaient jusque là comprimée , et des craintes de Tinvasion étrangère, qui /naguère eoeore, la mettait en péril. Les Sophistes , habiles surtout dans les arts de la rhétorique qu'avait vns natire la Sicile, répondirent aux besoins de l'esprit grec, passionné des discussions de la tribune et de Tagora. L'enseignement de l'éloquence fut d'abord Tunique et louable occupation des Sophistes; il resta même leur caractère dominant : et c'est en effet sous ce point de vue^ que l'histoire de la philosophie doit les considérer nécessairettient à leur début. Il est vrai que, plus tard, ils étendirent le cercle de leurs investigations et sortirent de leur domaine. Mais alors, ils n'étaient déjà plus dangereux, et l'esprit philosophique était assez fort, en Grèce, pour que les attaques de Protagore, deGorgias et d'Euthydeme contre la certitude et la ix>ssibilité de la connaissance, ti'at tirassent que les railleries et les dédains de SoCrate et de Platon. Tennemann est petit-être, de tous les historien^ de la philosophie , celui qui a rendu ta justice la plus complète aux Sophistes ' ; et Von peut periseï;
X. Tfimemtnn, Hist de la phî!o<i. , lom i , p. 35o et 4io. — Voir •luti AUttr, tom. i , p. 469 , trad. fr.
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avec lui que la sophistique doit compter, ]>ositivenient et négativement, pour une grande part, dans la formation de i;i Logique, dont les Sophistes ébauchèrent quelques parties, et dont ils firent sentir si vivement le besoin, par les aberrations même de leurs doctrines.
A peu près à la même époque* où les Sophistes envahis5;aient Atltènes, y arrivait aussi un philosophe ionien qui a laissé un grand nom en physique, Anaxagore de Clazouiène, mais qui exerça peut-être encore plus d'influence sur fétudedela pensée , et ajouta considérablement à Timportance qu'on lui donnait déjà. Maître et ami de Périclès, vivant à Athènes au moment même où le génie grec commençait à sVpnnouir, avec toutes ses richesses, dans Tart, et allait se développer si mep veilleusement en philosophie, nul doute qu'Anaxagore n'ait accru puissamment cette direction. On a vu dans la Théorie de L< connaissance quelle haute justice lui rendait Aristote. Anaxagore est à ses yeux le premier qui ait conçu , de Tintelligence et de l'esprit, une idée digne d'un pareil sujet. Anaxagore n'a point, il est vrai, écrit de traité spécial; mais, dans son système cosmiquCi où éclatent tant d aperçus lumineux et profonds, et dont la hardiesse faillit lui couler la vie, ilOaisait une si grande place à ruitelligenoei que désormais il ne fut plus possible à la philosophie de ne pas accorder à cet élément du dualisme , li