‹ De la logique d'AristoteChapitre 156 sur 244 · DB LA LOGIQCC AVANT ARIST0T2. — CHAP. 1I« AM · texte numérisé non relu

DB LA LOGIQCC AVANT ARIST0T2. — CHAP. 1I« AM

plus sérieuse et la plus constante attention* Tenneinann et Hegel ' j sont yeut-étre de tous les philosophes, après Âristote, ceux qui ont le plus insisté sur le mérite d*Anaxagore. Le penseur de Clazomène a eu la gloire d'importer à Athènes la philosophie; et ce fut là comme le digne tribut que rionie, jadis civilisée par TAttique, rendait, après cinq où six siècles, à la métropole, Anaxagore donnait, en outre, d'admirables exemples de méthode sage et observatrice, dans ses recherches sur la nature, réunissant ainsi dans sa doctrine les deux éléments suprêmes que la philosophie de son époque avait déjà conquis. Ce n*est pas exagérer la gloire d'Anaxagore, que de dire qu'il a montré la voie à Socrate, à Platon et à Aristote.

Socrate fit, delà connaissance de l'homme, l'objet de toutes les recherches de la philosophie. De là vint la direction toute morale de ses études; et, avec l'admirable réserve qui caractérise son gé? nie et qu'augmentait sans doute encore l'outrecuidance des Sophistes contemporains, ce sentiment sincère et profond de Tincertitude du savoir humain. La conviction de sa propre ignorance était à ses yeux le point de départ, que devait prendre tout vrai philosophe, pour arriver à la science. Mais^ le doute socratique n allait point au scepticisme , cotnme suffiraient à le prouver le dogmatisme

Page 1