DB LA LOGIQUE APRÈS ARI8TOTB. — CHAP. IV
lions ; et l'on peut espérer qu'appelé à la chaire de Logique de la première université Anglaise , M. Hamilton saura faire tourner au profit de la science et de la philosophie, les travaux mêmes de son enseignement.
Tel est donc le point où en est aujourd'hui l'his» toire de la logique péripatéticienne ; admirée par rAllemagne qui n'a pascessé de l'étudier, par l'Angleterre qui, après un oubli de près d'un siècle , revient à des travaux dont elle n'a jamais entièrement méconnu l'importance, par la France qui, après un oubli plus long et plus complet, sent de nouveau la valeur de théories qu'elle eut jadis la gloire défaire connaître à l'Europe, aux temps de la Scholastique, la Logique d'Aristote semble renaître à une troisième vie. Le cercle de la Logique a été, comme on le sait, étendu considérablement depuis un demi-siècle, puisque la philosophie y a fait titrer la théorie complète de la connaissance , sensibilité et entendement; mais la logique d'Aristote n'en demeure pas moins encore, à l'heure qu'il est, le plus puissant effort qu'ait jamais fait l'esprit humain « pour arriver à l'observation des lois immuables qui le régissent. Par un bonheur qu'il faut attribuer peut-être uniquement à la sagacité du génie, le Stagirite a trouvé, dans l'étude de l'intelligence humaine, la portion qui peut le mieux être soumise aux déductions sévères de la science, arrivée par ses soins à une rigueur toute mathématique.
Ao'l TROISIÈME PARTIE. — SECTfON III.