‹ De la logique d'AristoteChapitre 167 sur 244 · DB THEOPR. ET DES COMMENT. GRECS. •— CHAP. TI · texte numérisé non relu

DB THEOPR. ET DES COMMENT. GRECS. •— CHAP. TI

tité et de la qualité des propositions. Elle est bien déjà, défait, dans le Traité du langage; mais la nomenclature n'est point fixée dans Aristote , et de là une confusion et des embarras qui se représentent dans la théorie du syllogisme, et que les dénominations d'Alexandre font cesser entièrement. Il s'attache en outre à défendre (p. 35 ) l'emploi des lettres comme représentation des propositions concrètes , ce qui indique que, dès cette époque, et antérieurement aussi sans doute, on se plaignait de la contention d'esprit qu'exigeaient les abstractions continuelles du texte.

H faut rappeler encore, à la gloire d'Alexandre, que ses travaux ne se bornèrent pas à l'exégèse , et qu'il a laissé quelques ouvrages originaux, entr'autres , son livre du Destin , qui annoncent plus d'indépendance d'esprit que n'en eurent la plupart des commentateurs qui écrivirent postérieurement.

On peut dire , sans exagération , que tous ceux qui vinrent après lui, dans les siècles suivants ^ ont été ses élèves , et fort souvent ses plagiaires. Philopon est peut-être le seul pour lequel on doive faire une exception honorable.

On a dit (Tom. f,p. i3o) qu'Alexandre, dans les divers commentaires qui nous sont parvenus sous son nom , admet toujours l'ordre actuel des parties de rOrganon , et le défend contre les attaques dont il paraît dès-lors être l'objet.

Quelques éditions attribuent par erreur à

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en rien à développer ou à contredire la doctrine péripatéticienne.

Porphyre avait fait en outre un commentaire en sept livres, sur les Catégories, et un autre sur le Traité du langage'; ils ne sont pas parvenus jusqu'à* nous. Simplicius parait les avoir possédés encore au sixième siècle.

Jamblique, qui vécut sous Constantin , avait commenté les Catégories et les Analytiques. Maximus, l'un de ses disciples, avait aussi travaillé sur les premières : ces ouvrages sont perdus. Le seul qui nous reste de l'école de Jamblique est le petit livre de Dexippe, Tun de ses élèves, sur les Catégories, qu'il défend contre les attaques de Plotin '. Dexippe témoigne qu'aucun système n'avait excité, dans les écoles, autant de discussions que celui des Catégories, même parmi les péripatéticiens. Pour lui , il se déclare en faveur d'Arîstote, et il approuve complètement le nombre et l'ordre donnés par le maître. Quoique Toùvrafi^ de Dexippe n'ait pas une fort grande importanoCi^ il ne faudrait pas cependant le confondre avec les commentaires ordinaires. On y sent encore qndque vie d'intelligence , et la discussion même qu'il

I . Simplicius , Gomm. ad Categ. , f* i , a. — Boëce , p. aSs j a^S.

a. Dexippe » Teaise , 1576, f 37, b. — Jusqu'ici la tradoetim k* tioe a seule été publiée : le texte grec attend toujoun im édilrar, frï ■lérite à tous égards.

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