‹ De la logique d'AristoteChapitre 168 sur 244 · DE THÉOPH. ET DES COMMENT. GRECS, •— CHAP, TI · texte numérisé non relu

DE THÉOPH. ET DES COMMENT. GRECS, •— CHAP, TI

engage à l'honneur du Stagirite^ prouve que ces matières excitaient encore un assez vif intérêt.

Thémistius, contemporain de Dexippe à peu près, et qui vécut dans Tintimité de Julien, dont il était l'instituteur, avait commenté les Catégories, mais en s'attachant surtout à expliquer les mots; il avait paraphrasé les Premiers Analytiques efles Derniers : il ne nous reste que ce second ouvrage. On a vu (Tom. i,p. 289) que Thémistius avait proposé quelques déplacements dans les chapitres du texte. Sa paraphrase, qui est du reste très fidèle, annonce une intelligence véritable du sujet, et c'est, sans contredit, une des meilleures sources à consulter.

Syrien, au commencement du cinquième siècle , commenta les Catégories et le Traité du langage. Ses travaux jouissaient d'une grande réputation dans l'école, et David l'Arménien l'appelle i xpi- TtxtoraToç : il est vrai que le témoignage de David ne saurait être d'un grand poids. Proclus parait s'être occupé , comme Syrien , des deux premières parties de ^'Organon; il semblerait, en outre, d'après un passage de David au début de son commentaire sur les Catégories, que ce fut Proclus qui fixa définitivement, les dix points que tout commentateur doit traiter, avant d'aborder l'explication d'un ouvrage aristotélique.

Il nous reste d'Ammonius, disciple de Proclus, *deux commentaires sur les Catégories et le Traité

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du langage. M. Brandis ' élève des doutes sur Tauthenticité du premier, et voudrait l'attribuer ï Philopon. Il est certain que ce premier ouvrage est inférieur au second; mais il a de grandes ressemblances, pour le style et la doctrine, avec un autre commentaire attribué également à Âmmonîus sur l'Introduction de Porphyre , et il ne rappelle en rien la manière assez facile et assez rapide de Philopon. On peut ajouter en outre qu'il doit être antérieur à ceux de David l'Arménien sur le même sujet , puisque David ne fait guère qu'en reproduire toutes les pensées sous une autre forme. Or, David écrivait, au plus tard, à la fin du cinquième siècle et au commencement du sixième, c'est-à-dire, dans le temps même d'Ammonius. Je pense donc qu'on doit laisser à Ammonius le commentaire qui porte son nom , et qni semble bien réellement lui appartenir.

Quoi qu'il en puisse être , il est certain que le commentaire sur le Traité du langage a plus de valeur, et qu'il est, avec ceux de Bpé'ce> ce que l'antiquité nous a transmis de plus complet sur la matière. On a déjà vu (T. i, p. 54) qu'Ammonim doutait de l'authenticité de la cinquième partie de l'éppiyfveta; il pensait qu'elle était une addition de quelque faussaire; mais Am monius se trompait ici, comme Andronicus pour les Catégories , et ses scrupules n'ont point, en général , préftliL.

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