DE THÉOM. ET DES COMMENT. GRECS. — * CHAP. VI
(Voir Tom. i, p. 54). Du reste, Ammonius essaie de défendre , contre le péripatéticien de Rhodes, l'authenticité de l'épfjiYfveia ; et comme, de son temps, le texte est déjà fort corrompu, il en donne une nouvelle édition plus correcte, qu'il insère au milieu de ses explications, empruntées toutes , comme il le dit lui-même ' , au divin Proclus, son maître, ôstou np(ix>.ou. Le travail d' Ammonius aurait été fort précieux s'il eût été plus complet; mais il nHndique que fort rarement des Tanantes; et Tune d'elles est empruntée à Hermînus, maître d'Alexandre d'Aphrodise.
Après Ammonius fils d'Hermias, on peut citer l'Arménien David , qui vint étudier, avec un assez grand nombre de ses compatriotes, à Athènes, et qui reporta dans son pays les doctrines de la philosophie grecque. Il nous reste de lui deux commentaires en grec sur l'Introduction de Porphyre et les Catégories; la bibliothèque royale en possède quatre manuscrits. David n'ajoute rien aux commentaires d'Ammonius sur les mêmes sujets; les idées sont toutes semblables, les expressions même sont quelquefois identiques ; mais le style en est assez élégant et assez vif. Les explications en sont un peu plus développées, et, à tout prendre, David ne mérite pas le dédain avec lequel M. Brandis l'a traité ^ Il est vrai qu'il serait peu
X. Ammonius, in inicrpr. Aide, i5o3. f» x , f a verso, f" 6 Ttano. a. Brandis, loc. laud. — M. Brandis adonné des extraits de David dans le 4* voU de l'édition générale de Berlin.