‹ De la logique d'AristoteChapitre 172 sur 244 · CHAPITRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIÈME

Des Gommentateors latins K

Boëce est) à vrai dire^ le seul commentairar latin ; et il ne paraît qu'à l'époque où le commea* taire lui*aiéine expire dans la Grèce, avec ki écoles d'Athènes. On traitera néanmoins ici de tous les auteurs qui j k divers titres , se sont occih pés de la logique d'Aristote chez les Romains.

On sait que la littérature grecque ne fut connue à Rome qu'à l'époque de l'ambassade de Car» néade, cent cinquante^^inq ans avant Jësus-Ghrist. On sait de quel effroi patriotique fut saisi le vieux Gaton, en entendant un vil rhéteur soutenir, à quelques jours d'intervalle , le pour et le contre dans une même question. Cette sainte horreur ne fut pas en général partagée , et les études grecqiM furent bientôt adoptées par tout ce que Rome comptait d'éclairé. De la jeunesse qu'elles avaient d'abord séduite, elles arrivèrent jusqu'aux plus illustres personnages; il est à peine besoin de rappeler qu'au temps de Cicéron , une éducation était tout-à-fait incomplète, si elle n'avait été fiiite par des précepteurs grecs, et si elle ne s'était ter-

I. Voir ponr tout ce chapitre l'cmnage et H. Stahr» AriiMia M RcBOMni.

DES COIIMINTÀTEDES IJLTUÎ6. — - GHAPr TU. 465

minée par un séjour assidu aux écoles d'Athèâeâ ou d'Alexandrie.

La philosophie d'Épicure compta bientôt de nombreux partisans; celle de Zenon, qui dès lord pénétra dans Rome, ne devait régner que plus tard, pour consoler les âmes païennes, en leur donnant un appui inébranlable, s'il était peu con* sciant , contre les misères humaines^ et le triomphe des dogmes nouveaux. Quant à la philosophie péri* patéticienne, elle ne fut connue qu'après les deux autres^ mais cependant elle était étudiéelong-temps avant Cicéron '. Il atteste lui-même que Marcus Antonius l'orateur , assassiné dans les guerres ci« viles de Marins et de Sylla, en 87 avant Jéeus- Christ , lisait la rhétorique d'Aristote. Luciu^ Gatulus, ami de Marcus Antonius, et qui mourut la même année par un suicide, connaissait lei Topiques et les admirait. Les philosophes péri* patéticiens étaient dès lors assefl nombreux et fort accueillis à Rome ^. Caton d'Utique avait au* près de lui Démétrius de Byzance; Antoine avait pour ami Alexandre d'Antioche ^ ; Calpurnius Pi^ son, grand péripatéticien lui-même, avait été élevé par Staséas de Naples ; Cratippe , autre pàri« patéticien, que Cicéron entendit professer k

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