Platurq. , Cato, ch. 65, 68* et Ant., ch
3. Cicero, Oral, i, sa.-^ne^FlmbiM, lir. 4|, ^dcaft, et lif. 5^ dk I. -^De Offie., liv. i, cb. i.
•16 s TROISIÈME PARTIE. '— SECTION lU.
Athènes , était fort estimé de César , de Pompée et de Bru tus. '
Ainsi , lorsque Sylla, en 86 , fit transportera Rome la bibliothèque d'Apellicon , où se trouvait une collection complète des ouvrages d'Aristote, quelques uns parmi eux étaient déjà connus à Rome, et appréciés par les gens instruits. Les travaux de Tyrannion et ceux d'Andronicus de Rhodes les firent encore mieux connaître; mais il est certain que déjà on lisait phisieui^ des ouvrages du Stagirite, et que l'édition nouvelle, plus complète et plus exacte que les précédentes, ne fut pas, malgré tout le mérite qu'elle pouvait avoir, ime révélation inattendue de la doctrine d'Aristote (VoirTom. i , page 94). On sait en outre que, dès cette époque, la bibliomanie régnait à Rome, et que quelques personnes poussaient déjà si loin ce goût, que les raretés bibliogra' phiques étaient hors de prix, et que souvent, la curiosité se les procurait par des larcins. Apellicon en avait, dès long- temps, donné l'exemple (Voir Tom. i,page 93).
On peut conclure de ceci que, quand CicéroD publia , pour l'un de ses amis , son abrégé des Topiques , .cet essai n'avait pas toute la nouveauté que les philologues lui ont trop souvent attribuée. Cicéron dit bien lui-même que les Topiques étaient, de son temps, fort peu connus, même des philosophes; mais la philosophie péripatéticienne était loin d'être absolument ignorée. Cicéron
DES COlOaNTATEURS lÀTINS. •--- CHAP; TU. 465
nous apprend lui-même' que ses Topiques furent composés dans l'année 709 de Rome, au mois de juillet, et écrits de mémoire en sept jours ^ dans sa traversée de Vélie en Grèce.
On a déjà remarqué que Cicéron avait compris les Topiques sous le point de vue de la Rhétorique. C'était en effet le plus intéressant pour lui; néanmoins , il sentait bien que ce n'était pas le seul, et il annonce qu'il s'occupera de la Logique, s'il en a le temps (Top. , cap. 2 ). Les Topiques sont la seule partie de l'Organon que cite Cicéron; mais il est fort probable , d'après cette indication même j qu'il connaissait l'Organon tout entier. On ne saurait cependant apporter à l'appui de cette assertion , aucun témoignage positif.
On peut en dire autant pour Varron , Sénèque, Pline, Celse et Columelle; mais, pour Quintilien, à la fin du premier siècle, on ne peut douter qu'il ne possédât tous les ouvrages logiques. Il men* tionne expressément les Catégories * , et , grand admirateur d'Aristote comme il l'était, on doit croire qu'il s'appliqua, et réussit sans peine, à se procurer au moins tous les ouvrages du Stagirite qui concernaient ses propres études. L'auteur anonyme du traité sur la Ruine de l'Éloquence cite les Topiques, ch. 3i.
Aulugelle qui, dans la dernière moitié du se-
I. Cicer. , Epist. ad famil. , IW. 7, ep. 19. 9. Qaint. , Inst. , liv. 3 , cb. 6, $ a3.
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cond siècle, était fort instruit en philosophie grecque , pour l'avoir étudiée à Athènes où vivait toujours le péripatétisme, a certainement connu la logique; il fait allusion dansTun de ses ouvrages' à la définition du syllogisme tirée des Premiers Analytiques, et il rend partout justice à Tincontestable supériorité des Grecs en dialectique.
Apulée de Madaure en Numidie, qui avait également étudié à Athènes , et qui professa lui-même la philosophie à Carthage , a laissé une analyse fort courte du Traité du langage et des Premiers Analytiques. Elle forme sous le titre de rspl éppLYiveia; , ou de Syllogismo Categorico , le troisième livre de son ouvrage : de Habitudine doctrinarum PLitonîs. Apulée n'admet, contre l'avis de quelques péripatéticiens de son temps , que vingt-un modes, qu'il réduit même aux quatorze modes concluants d'Aristote. C'est lui qui le premier nous apprend, que Théophraste ajoutait cinq modes indirects à la première figure. Une chose assez bizarre , et qu'on n'a point encore remarquée , c'est qu'Apulée , par le titre général de son ouvrage , et toute la disposotion qu'il lui a donnée, semble attribuer cette logique à Platon , ou, tout au moins, à l'école platonicienne. Il cite Aristote pour la définition même du syllogisme (page 34)^ comme si le reste de la théorie appartenait à no
I. Aulugel. , Noct. au. , llf. XV, eh» »6b a. Apulée, Francfort y i6»i,pig«4o.
DBS CX>lIIIBIfTATEtTM LàTOfS. '^CBÂP. TU. 4(T
autre que le Stagirite. Une erreur auisi manifesle Mt cependant peu vraisemblable ; mais quelques philologues ont douté que ce troisième livre appartint bien à Apulée , et il paraît qu'il manque usez souvent dans les manuscrits.
Quoi qu'il en soit , Apulée passe généralement pour avoir révélé, le premier, à ses compatriotes la théorie du syllogisme; mais, d'après les renseignements qu'on vient de rappeler sur l'état de /là logique péripatéticienne à Rome, depuis Cicéron , il est très probable que cette théorie y était connue avant Apulée » et qu'il aura eu seulement lei mérite de la rendre plus populaire et i^ua facile A comprendre.
: D'Apulée, au petit ouvrage des Catégories, attribué à Saint- Augustin , on ne saurait mentionner aucune indication de la logique d'Aristote parmi lea Latins; mais on ne peut douter que l'étude n'en continuât toujours, soit à Rome, soit même dans les principales villes de l'Empire.
On trouve dans les œuvres de saint Augustin deux traités de Logique; celui dont on vient de •parier , et un second , qui n'est que fragmentaire^ intitulé : Dialectica. Les Catégories de saint Au- ■;gualin ont été dès long^temps reconnues pour apocryphes. U est à croire qu'elles ont été composées un peu avant lui ; et deux fois l'auteur y rappelle qu'il est disciple de Thémistius ' , dont il