DE LA LOG. D*ARIST. DANS L' ANTIQUITE.. -—CHAP. TIIK
doctrines modifiées que le voisinage de la religion nouvelle lui imposait , vint à commenter la logi«que d'Aristote , comme les plus purs péripatéticiens. Bientôt on put être chrétien et se faire l'interprète de la dialectique païenne , comme Boëce^ et plus tard Pbilopon.Dèslafin du sixième siècle^ ainsi que l'atteste Grégoire de Tours (liv. lo, chap. Si), la dialectique était enseignée dans les écoles des cathédrales , où le bizarre ouvrage de Capella passait] pour un chef-d'œuvre de science et de bon goût.
Ce qu'il importe surtout de remarquer , c'est que la dialectique d'Aristote? appliquée ainsi à la rhétorique et à la controverse religieuse , cessa d'être cultivée pour elle-même ; on laccepta comme un instrument plein de flexibilité et de puissance, . et l'on ne songea ni à la corriger, ni à la soumettre à l'examen. Ce fut en cet état que la Scholastique la reçut; et ses efforts ne sortirent jamais de cette voie, mais ils en préparèrent une toute nouvelle: Cet élément de discussion que les pères de l'Eglise avaient jadis admis, et qui renfermait les germes de l'antique indépendance de lesprit , fut de nouveau ce qui l'émancipa dans des siècles plus heureux.
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