CHAPITRE NEUVIÈME
Des Arabes.
On a déjà vu qu'au cinquième siècle , David avait porté renseignement de la logique d^Aristote en Arménie. Il était en outre établi depuis long-temps dans les écoles d'Alexandrie et d'Edesse. Cest, on peut dire, de ces trois points et par suite des re* lations de tout genre que les Arabes eurent avec les Grecs, qu*il passa , au milieu du huitième siècle, aux sectateurs de Mahomet. Il parait certain que, dès 65o , la logique d*Aristote avait été traduite en syriaque, par Jacques d'Edesse, et Ton sait que c'est sur le syriaque que furent faites d'abord toutes les traductions arabes. Déjà, sous le règne de Justinien, le moine Sergius avait traduit en syriaque divers auteurs grecs; mais il s'était principalement attaché aux médecins, Hippocrate, Galien ; ce qui prouve que dès cette époque la médecine jouissait d'une haute faveur dans le Levant.
Ce ne fut guère que vers la fin de la dynastie des Ommiades, et le commencement de celle des Abbassides, que les études des Arabes sur les ait» teurs grecs devinreilt profondes et suivies. C'est qu'avant cette époque, les soins de la conquête absorbaient toute l'activité de la nation. Quandleflot guerrier commença à s'apaiser, la culture des arts