‹ De la logique d'AristoteChapitre 181 sur 244 · ATcrroéi, lom. i , f* s · texte numérisé non relu

ATcrroéi, lom. i , f* s

t. Itid.f id,f f* 55, Tono.

que les études logiques y étaient cultivées avant l'invasion mahométane; mais cette science y languissait dans des abrégés sans intelligence comme sans portée; et les Arabes vinrent la rétablir, avec tout le développement etCoute Fimportance qu'elle avait pu jadis avoir entre les mains des commentateurs grecs.

Ici encore, comme dans l'Église chrétienne, mais avec un esprit moins exclusif, la Logique fut étudiée pour son utilité pratique; et on l'appliqua bientôt à la théologie du Coran , comme ailleurs on l'appliquait à la Bible et à l'Évangile. Cette direction toutefois ne prévalut pas absolument chez les Arabes; mais ils ne semblent pas avoir jamais cultivé la Logique pour elle-même, et connu cette science de l'esprit humain. C'était pour eux comme une plante née sous un autre ciel, dont on admirait l'éclat et la beauté , mais dont on ignore la valeur réelle. La Logique se développa tout aussi peu par les soins des Arabes que par les soins des Grecs et des Latins. Ce fut pour eux une semence stérile : ils eurent seulement la gloire de la fiiire vivre; mais ils ne surent jamais la féconder. Plus heureux cependant que l'Europe, ils possédèrent, des leurs premiers pas dans la carrière, tous les grands ouvrages d'Aristote, et ils n'eurent point à craindre le pouvoir ombrageux d'une orthodoxie intolérante. On a bien pu citer parmi eux quelques rares persécutions, celles entr'autres qu'Averroei subit à diverses reprises pour ses doctrines;

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nais elles sont loin d'être comparables, ni pour la lurée ni pour la rigueur, avec celles dont la penlée fut pendant huit ou neuf siècles épouvantée lans l'Occident.

Avec ces études des Arabes, toutes stériles qu'elles M>nt, la domination de la logique péripatétidenne s'étend r.vir tout un monde nouveau. De kigdad à Cadix et à Cordoue, elle règne sans ri* raie, comme elle règne de Constantinople à Oxford, amais doctrine philosophique n'eut une pareille bitilne, et l'histoire des siècles postérieurs dénontrera que cet empire n'était pas moins abolu qu'il était vaste«^

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