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et fréquent usage. Il apportait en outre, le Tiuiée de Platon, rHerménêia et les Topiques d'Aristotei ceux de Cicéron, etc. En second lieu, saint Gérard , évéque de Toul , ouvrit un asile dans son diocèse, vers 980, à des Grecs exilés, qui vinrent se réfugier en Lorraine; là ils formèrent une communauté savante qui répandit autour d'elle la connaissance du grec. C'est là que vint la puiser Humbert de Moyen-Mou tier, qui depuis fut cardinal. Ces deux faits, que les historiens de la philosophie n'ont peut-être pas assez remarqués, durent exercer une grande influence à cette époque , et il ne serait peut-être pas impossible d'en retrouver les effets, par une étude attentive des monuments que ces siècles nous ont laissés.
Notker ', scholastique de Saint-Gai, et mort en 91 a, avait traduit, sur le texte grec, l'Herméneîa; le fait parait démontré par la chronique publiée dans le recueil de dom Pez. On peut, sans pousser trop loin la hardiesse des hypothèses , en inférer que plusieurs parties de l'Organbn , et les Catégories entre autres, devaient être également traduites à cette époque. Le Traité du langage, par la place qu'il tient dans la Logique, et par sa prodigieuse difficulté devenue en quelque sorte proverbiale , devait certainement être l'un des derniers ouvrages dont l'on pensât à s'occuper.