I. Dom Pez , Thés, «neodot? » tooi. 1 , part 3 , col
2êi nmsiiMÉ p^tiB. — ÈÈCTïosf ni.
U nous reste du grand Gerbert un petit traité ' : De raiionûlâ et ratio ne uiij adressé à Tempet'eur Othon III , qui lui arait demandé , sur ce grave sujet, le résumé de l'opinion des plus fameux philosophes , et sou avis personnel. Gerbert dtê Porphjre, Aristote, Boéce. I^ question qu'il se pose est importante et délicate; il s'agit de savoir lequel est antérieur de l'acte ou de la ptiissante; de ratione uti ou de raiionûle. I^a discussion de Gerbert y en latin assez élégant, porte déjà toutà-fait le cachet scholastique, et annonce iiiie étude approfondie de la matière. Il cite un passage de l'Herméneia. Tennemann ^ est peut être allé trop loin en soutenant que cet ouvrage de Geii)ert supposait la connaissance de toute la Logique et de la Métaphysique; mais on peut certainement assurer qu'il suppose une grande habitude dte discussions dialectiques. Pour mieux éclaircirsa pensée, Gerbert la met en tableau, et il trace par des figures les rapports de l'acte à la ptiissance; il donne à la dialectique l'épithète de èpinosa ; et, sans aucun doute, s'il n'avait connu que les ettraits de Mai-cianus Capella, de Gâssiodore et dlsi* dore de Séville, il y aurait trouvé aussi ped d'épines que peu de profondeur. Oil sait d'ailleais qu'Abbon de Fleury, mort Uti an api^s Gerbert,
z. Dom PttE , Tbes. aneedA. , tom. i , pan a , ool. 149. Voir la lettre de Gerbert za3, à Thietmar.
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c'Mt*à*dire en 1004, avait écrit sur les Byûbgiuom dont il expliquait la théorie aux moines de son couvent.
Une des principales queatioAd qoi ae rattache à rilluitre nom de Gerbert , c'est de savoir prédiément ce qu'il a emprunté de ses lumirrea au (Sommerce des Arabes d'Espagne. Beovius * , son biographe^ nie positivement qu'il ait jamais eu ailcufo Rapport avec etix; il nie son prétendu voyage qui est entouré , il est vrai , des febles leé plus incroyables; il assure que Gerbert ne puisa jaiâais sa science que dans les écoles d'Aurillac , de Fleury, et dans celles d'Allemagne i et pour le prouver il cite une lettre de Gerbert (lettre 104)» où il rapporte lui'^roéme tout son savoir k la pro« tection des trois OihonSé Ce passage est peu concluant , et plusieurs autres, tirés également de sa oDrf êipondance 9 prouvent quil avait r^yPdes leçons de mathématiques et d'astronomie d'un Espagnol, s'il n'avait pas lui-même voyagé en £é«* pagne.
Quant aux recherches qui nous intéressent ici particulièrement f je crois pouvoir affinkier que Gerbert, pour connaître la logique d'Aristote^ n'a point eu besoin de recourir aux Arabes el au)c Espagnols : il me semble que les faits cités plus haut, et qu'au besoin l'on pourrait appuyer