DE LA SCHOLASTIQUB. — CHAP. X
commencement du douzième siècle. L'on sait d'ailleurs positivement qu'en 1 167, un médecin latin rapporta de Constantinople, en France, des livres grecs en assez grand nombre '.
Mais, en accordant à ces deux causes toute Tinfluenoe qu'elles ont eue bien réellement, il faut 86 garder axmi de l'exagérer , et l'on a vu , par les feits rapportés plus haut, que l'Occident avait en lui-même, et sans les secours étrangers, tous les éléments nécessaires à un grand développement , en philosophie et surtout en dialectique.
Outre les ennemis que la Logique rencontrait dans le sein de l'Église , elle en comptait aussi parmi les philosophes. Les difficultés de la doctrine lui suscitèrent des inimitiés dans lexii^ siècle, comme elles en avaient jadis soulevé dans Técole' d'£picure. C'est contre les attaques de ces ennemis' que. Jean de Sarisbéry a fait son livre dejMétalogicon. Comme il le dit lui-même , il a donné ce titre à son ouvrage, parce qu'il y prend la défense de la logique ( [xerà ^uiyixâv).
Jean de Sarisbéry, élève d'Abeilard, de Guillaume de Couches , d'Adam de Petitpont , de Guillaume de Champeaux, d'Albéric de Rheims , de Simon de Paris , et de tous les professeurs célèbres de l'époque, est un ardent péripatéticien ; et , tout réaliste qu'il est , il n'en est pas moins l'admirateur passionné d'Aristote et de sa doctrine.