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Arrivé fort pauvre en France , livré pendant de longues années aux études les plus sérieuses et les plus pénibles , puis retourné en Angleterre, son pays natal , attaché à la fortune de Thomas Becketydont il était le secrétaire, devenu plus tard évéque de Chartres, Jean de Sarisbéry, ouïe Petit, comme on le nomme aussi, est sslis contredit le témoin le plus sagace et le plus sûr des études de son temps. Mêlé aux occupations de la vie pratique, et livré en même temps à toutes celles de la vie studieuse, il est placé pour juger fort sainement des choses , et son Métalogicon porte partout l'empreinte d'un esprit parEsiitement juste, instruit et vigoureux.
Il faut le lire pour comprendre Timportanœ suprême qu'il attache à la Logique. C'est pour elle seule qu'il Testime , sans penser à ses applications; dans ce sens , il est le continuateur de Gerbert, et 9 jusqu'à un certain point, celui d'Âbeilard, qui, indépendamment des discussions théologiqoes, donnait la plus sérieuse importance à la science en elle-même. Vouloir détruire la Logique, c'est, aux yeux de Jean le Petit, vouloir arracher la langue à l'homme {elinguesfacertj liv. i , ch. 9), et il n'a pas assez d'anathèmes contre les Cornificiens qui osent s'attaquer à une étude si utile et ai indispensable.
A la connaissance des règles positives , Jean le Petit joint une érudition historique , fort rare de son temps et long-tamps mêipe encore après loi