‹ De la logique d'AristoteChapitre 193 sur 244 · D£ LA 8CH0I.ASTIQUE. -^ CHAP. X · texte numérisé non relu

D£ LA 8CH0I.ASTIQUE. -^ CHAP. X

Il trace l'origiue de la Logique j et il expose fort nettement les mérites d'Aristote, qui a eu la gloire de poser les règles après des travaux antérieurs aux siens , et qui s'est acquis ainsi le juste titre de père de la Logique. On peut remarquer, en outre, que, dès cette époque , La science est divisée dans Tëcole en ars iweniendi et ors judicandi ^ distinction qui fixt plus tard renouvelée parRamus, et qui servit de fondement à ses essais de réforme (liv. a, cb.5).

Mdgré son enthousiasme pour Aristote et la Logique , et sa haine des Comificiens , Tévéque de Obartresn'en reconnaît pas moins les vices de l'en» seignement de son temps; il se plaint en termes assez amers des (^curités de l'École , et en particulier, de celles des nominalistes. Aussi l'^oge qu'il fait d'Abeilard est-il d'un grand poids , et ce qui l'a surtout charmé dans le péripatéticieQ de Palais, c'est la parfaite clarté de son ensei^ gnement (liv. 3, ch* i , p. 129, édit. de 16 10). A la distance où est Jean de Sarisbéry des disputes dé l'École et des études qui l'ont autrefois lui-même si vivement attaché, son jugement doit être juste 9t désintéressé. U y a vingt ans qu'il n'a fait de la Logique, quand il compose son ouvrageyjqui se lermine par un retour fort touchan t sur ses propres souffrances.

U écrit, vers Tannée 1 170, mais comme il n'indique en rien que les ouvrages dont il parle soient récemment découverts, on peut croire que l'Orga-

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non entier, dont il £ût une analyse fort claire el fort sagace, lui était connu dès ses premières études; ¥oici comment FOrganon apparaît dans le Métalogicon :

Les Catégories en sont le livre élémentaire, et l'on pourrait dire en quelque sorte, littéral. L'Herméneia, traité obscur, difficile, incomplet, eo forme les syllabes {Sjllabicus). Les Topiques, que Jean le Petit place après lUerméneia, sont d'une grande utilité pratique pour toutes les sciences» bien qu'on les néglige depuis long-temps ; ils sont fort supérieurs, pour la théorie du genre et de l'espèce, à l'Introduction de Porphyre, à laquelle on attache en général trop d'importance , et qu'on étudie trop long-temps dans les classes. Les Premiers Analytiques renferment les raisonnements catégoriques. Abeilard a tenté de les compléter par une théorie des syllogismes hypothétiques, mais son système n'est pas lui-même complet Les Derniers Analytiques sont la partie la moins étudiée de toute la Lc^que, et cet abandon où on les laisse tient atix Caïutes nombreuses qu'y ont commises les copistes , et à la conhision de chapitres et de matières qui y règne. En général, on attribue ces difficultés au traducteur ( in inierpretan d^* ficultatis culpa refunditur)^ et l'on prétend que ce Uvre n'a pas été traduit exactement. Si ronétodie encore quelque part avec soin les Derniers Ant* ly tiques, c'est seulement en Espagne et en Afinqnef où l'on est plus géomètre. Enfin, les RéfiotatioBs

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