‹ De la logique d'AristoteChapitre 195 sur 244 · TROISIÈIIB PARTIE. — SECTION UI · texte numérisé non relu

TROISIÈIIB PARTIE. — SECTION UI

progrès des choses qu'un pape, Nicolas V, achevait Tentreprise commencée par un des ennemis les plus redoutables du sacerdoce. Favorisé par l'em* pire et par la papauté, le triomphe définitif d*Aristote est accompli avec Albert-le^rand et saint Thomas, vers 1360. Ses oeuvres complètes sont commentées par Tévéque de Ratisbonne; et l'Eglise, qui moins de six ans auparavant , défen^* dait encore la Métaphysique et la Physique à rUniversitéde Paris , permet que deux de ses docteurs les plus illustres se fassent les introducteurs d'Anstote dans la chrétienté.

On a vu quelle était , vers la fin du douzième siècle, la connaissance de la logique d'Aristote. L'effort de l'École , à partir de ce moment, fiitde la mieux comprendre et de la simplifier. Les abréviateurs grecs , dont on connut alors les ouvrages, furent fort utiles aux occidentaux ; et l'abrégé que fit Pierre d'Espagne , depuis pape sous le nom de Jean XXI , eut une vogue prodigieuse, parce qu'il rendait beaucoup plus accessibles, cks doctrines jusque-là hérissées de difficultés et d'obscurités sans nombre. On a pensé que Pierre dispagne avait emprunté ses travaux à ceux dePselloi. Je ne sais jusqu'à quel point cette assertion est précise et exacte en ce qui concerne les individus; mais l'on peut dire , sans crainte d'erreurs , que ces simplifications ingénieuses venaient certainement de Constantinople. On a vu, plus haut, que l'invention des le.ttres et des mots techniques pour

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