‹ De la logique d'AristoteChapitre 199 sur 244 · DE LA SCHOLA8TIQUE. — CBAP. X. S · texte numérisé non relu

DE LA SCHOLA8TIQUE. — CBAP. X. S

œuvres du Stagirite, vers 14^7^ firent mieux connaître les véritables principes du péripatétisme. Tout concourait donc, vers les premières an* nées du seizième siècle , à rendre une réforme en logique imminente et indispensable. Ramus entra dans cette voie que lui indiquait Yalla; nous ver* rons plus loin comment il conduisit cette entreprise y à quelles querelles il donna naissance « et quels successeurs il se prépara. Ce qui nous reste à faire ici, c'est de résumer le chemin que nous avons parcouru avec la Scholastique , et de voir ce que firent pour la Logique quatre cents années des plus patients ^t des plus vigoureux travaux.

En Logique proprement dite, la Scholastique n'ajouta rien à celle d'Aristote ; elle se borna d'abord k l'étudier, puis à la commenter et à la simplifier. Ce n'était pas une tâche brillante, mais c'était une tâche utile ; et, si la Scholastique ne l'avait pas ao , compile, les progrès ultérieurs n'auraient peut-être paseu lieu. J'aidû^lus haut refusera la Scholastique l'invention des lettres et des mots techniques; mais certainement elle en tira meilleur parti que les inventeurs eux-mêmes. Un mérite qui lui appartient exclusivement, c'est d'avoir formulé les règles des propositions et du syllogisme, et, sans contredit , c'est un grand service qu'elle a rendu â la science. Ces règles sont textuellement dans Aristote ; mais elles ne sont pak dégagées , elles sont toutes mêlées aux exemples et aux déductions : c'était chose difiSbcile de lea en extraire et de les

mettre sous forme didactique ; c'est de là qu'elles sont passées , jusqu'à nos jours , dans toutes les logiques, pour y demeurer à jamais.

On ne saurait attacher trop d'importance à la grande querelle du iiominalisme et du réalisme. Indépendamment de son côté religieux, elle renferme le problème entier de l'origine des idées. Si l'on peut s'étonner de quelque chose, c'est qu'elle n'ait pas été plus féconde ; mais du moins, placée au début du développement européen, dans des siècles où l'esprit nouveau cherche à se dégager de l'antiquité , elle atteste que la philosophie trouva dans l'Occident autant d'enthousiasme et de foi , qu'elle en a trouvé jadis en Grèce. La passion même qui anima la lutte, et qui a fait sourire les siècles suivants , est un des plos précieux témoignages que puisse recueillir l'his^ toire de la philosophie.

Dans les combats de la Scholastique , le rôle de la dialectique d'Aristote est considérable, bien qu'il soit secondaire. La Scholastique, seule entre toutes les grandes époques de la philosophie, a cru qu'elle avait atteint la. vérité et qu'elle la possédait dans toute son étendue et sa profondeur. La toi donnait les principes ; il ne restait plus qu'à en déduire les conséquences, et c'était là que venait s'appliquer admirablement, la théorie du Stagirite. Comme l'Église , il reconnaissait dans lime humaine des principes qu elle ne Êiitpnnt, qtfeDe ne peut pas même démontrer, mais dont elb n

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