‹ De la logique d'AristoteChapitre 203 sur 244 · DES ECOLES PROTESTANTES. — CHAP. XI · texte numérisé non relu

DES ECOLES PROTESTANTES. — CHAP. XI

sites allemandes', Altdorf y Helmstadt, Giessen, Wittemberg et léna, que le péripatétisme subsista dans toute sa pureté. £n un mot , Ton peut dire que, de Mélanchthon à Thomasius, le maître célèbre de Leibnitz , la doctrine d'Aristote, mieux comprise et plus claire , resta dominante. C'est là que l'illustre auteur de la Théodicée en puisa Tintelligence et l'admiration.

Brucker ' a vivemen t blâmé Mélanchthon, d'avoir ressuscité le Stagirite , et d'avoir fait vivre son système près de deux siècles encore dans le sein du protestantisme. Ce reproche me semble tout à fait injuste. L'étude d'Aristote , dans les limites où la renfermait Mélanchthon, en la dégageant de la Scholastique , était complètement indispensable dans les écoles de la religion réformée au seizième siècle . Mélanchthon , on le sait , était platonicien beaucoup plus que partisan du Lycée. Mais le protestantisme, comme jadis le moyenâge, eut besoin de se créer une méthode; et Platon n'en donnait pas : il fallait de toute nécessité recourir au Stagirite, et les novateurs surent habilement accorder et les nécessités de l'instruction, etWB exigences des idées de pi*ogrès qu'ils avaient à soutenir. Ils pensèrent, comme tous les siècles alitérieurs , qu'Aristote méritait à juste titre d'être le précepteur et le guide de leurs travaux : seulement, avertis par les faux pas de la Scholastique,

il Brddcer, tom. 4» p. ^47.

Page 1