‹ De la logique d'AristoteChapitre 213 sur 244 · CHAPITRE QUINZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUINZIÈME

Résumé de II troisiàme partie.

Il est à peine besoin d'insister sur les résultats généraux que donne cette histoire de la logique péripatéticienne : ils sont évidents d'eux-mêmes , parce qu'ils reposent sur des faits certains.

i^ Avant Aristote , la logique proprement dite n'existe pas ; des essais encore informes y dans les écoles d'Ionie et d'Élée, présentent à peine quelques notions vagues de l'âme humaine, c'est-à-dire, du sujet même de la Logique. Dans Platon , et par suite des progrès antérieurs, l'âme humaine. apparaît avec toute sa clarté , tous ses trésors ; mais la sciaice manque toujours à ses inspirations. C'est Aristote qui découvre et fonde la science, en

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ni(!ttant à profit tous les travaux qui ont précédé les siens.

2" Après Arlstote^il n'y a pas d'autre logique que la sienne; c'est à peine si Ton peut même signaler quelques tentatives réelles pour la combattre et la renverser; elles sont du reste toutes impuissantes. C'est de la logique d'Aristote que vivent le monde grec et le monde latin qui s'abîment; que vit le monde de transition qu! s'étend de la ruine de l'antiquité à l'organisation définitive du christianisme vers le xi** siècle; c'est de la logique d' Aristole que vit l'esprit d'indépendance, sous les hérésies, et, plus tard, sous la Scholastique et sousle protestantisme; c'est d'elle que vit le monde arabe. Attaquée sans succès au xvi*^ siècle, méconnue, mais non détruite, par les grands réformateurs de la philosophie au xvn*', par Bacon, l^scartes, et T-ocke; cultivée au xvni^ par les géomètres et oubliée par les philosophes au milieu de l'anleur du combat; adoptée par la philosophie allemande, q'est-à-dire, par la seule philosophie qui vive alors, la logique d'Aristote est désormais un des éléments indispensables de la connaissance humaine. Comme Ta dit Kant : a I^a Logique n'a. rien gagné en coutf tenu depuis Aristote , mais elle peut gagner en a clarté : Aristote n'a on)is aucun des moments a fondamentaux du raisonnement ; mais nous a pouvons être plus précis, plus méthodiques, « plus ordonnés. » (Logique de Jaesche^ p. 179 introd. )

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