‹ De la logique d'AristoteChapitre 214 sur 244 · CHAPITRE UNIQUE · texte numérisé non relu

CHAPITRE UNIQUE

De la valeur iBtrinsèque de la Logique d'Aristote et des cm*» prunts utiles que pourrait lui faire la philosophie de notre siècle.

Quelle est la valeur intrinsèque de la logique d'Âristote, et quels sont les emprunts utiles que pourrait lui faire la philosophi^de notre siècle?

A ces deux questions , qui couronnent et terminent toutes les précédentes , ce sont les siècles euxmêmes et l'histoire de la philosophie qui se chargeront de répondre. 4

Les siècles et Thisloire de la philosophie ont prononcé pour moi :

Que la logique d'Aristote est en date le premier monument de science logique;qu'ilappartient tout entier auStagirite, parce que les essais antérieurs , vagues et incomplets comme ils l'étaient , n'ont été élevés à former un édifice que par la puissance incomparable de son génie ;

Que la logique d'Aristote est en soi le plus grand monument de science logique, que jamais Tesprit humain ait construit ;

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système d'Aristote, en sont la partie faible; que c'est là le seul côté par où l'effort des siècles ait pu l'entamer, parce que la notion de Tétre est la seule, dans la théorie complète du Stagirite, qui ne pût être sounn'se à des lois rigoureuses, et Ton peut dire mathématiques ; que les Catégories doi* vent être refaites , parce qu'elles ne sont pas assez distinctes, ni assez réduites ; que cependant, quelles que soient ici les lacunes du système , Aristote n'en a pas moins la gloire d'avoir posé le premier l'Ontologie en tête de la logique, comme préliminaire indispensable ; que sa table des catégories, tout incomplète qu'elle peut être à plusieurs égards, renferme cependant les notions essentielles;quon l'a refaite, mais que l'on ne l'a pas entiéreoient détruite , parce qu'elle ne peut Tétre ; que les idées de substance et de quantité, ont été analysées par Aristole d'une manière ass€*z profonde pour qu'il n'y ait rien à modifier à ses travaux, comme le prouvent assez les reche^ ches ultérieures, et notamment celles de Reidsur la quantité; qu'Aristote a parfaitement senti luimême, que cette notion de l'être était une de ces questions, anciennes, actuelles, éternelles , tonjours pendantes, et sans doute aussi toujours insaisissables; que les Catégories, telles qu*ellessont| n'ont pu émaner que du génie qui a conçu la proposition , le syllogisme et la démonstration , etqns les rapporter au pythagoricien Archy tas , est une de ce$ suppositions que Tenvie et Tignoranoe peu-

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