MA » MS » SA
4« ï» AM » MS » SA »
On voit j dans ce tableau , que la seconde figure ne diffère de la première que par la conversion de la majeure, MA étant changé en AM, pour que le moyen soit attribut dans les deux prémisses ; que la troisième ne diffère de la première que par la conversion de la mineure , SM étant changé en MS, pour que le moyen soit sujet dans les prémisses; enfin, que la quatrième figure s'éloigne le plus de la première, puisqu'il faut convertir la majeure MA en AM et la mineure SM en MS, pour que le ' moyen soit attribut dans la majeure au lieu d'y être sujet, et sujet dans la mineure au lieu d*y être attribut.
Ainsi la quatrième figure , bien qu'elle ne soit qu'une partie de la première, s'en écarte plus que les deux autres; et c'est là ce qui la rend si peu naturelle, la première figure étant la plus directe et la plus simple de toutes.
Pour sentir plus aisément ces nuances diverses de clarté logique dans les figures, on peut mettre sous chacune d'elles un seul et même Faisonne-
ment ; et Ton verra sans peine comment, pour obtenir une même conclusion, il faut passer par des conversions, successives qui la rendent d'autant moins évidente.
Nous prendrons ici une conclusion négative particulière, O, parce que c'est la seule qu'admettent les quatre figures. Soit donc la conclusion négative particulière : Quelques savants ne sont pas sages ; soit le moyen : passions.
rmMiixia& novax.
F £ Ceux qui cèdent à leurs passions ne sont
pas sages; ri Or quelques savants cèdent à leurs
passions ; O. Donc quelques savants ne sont pas sages.
• Diuxxiiu nouRs.
FEs Ceux qui sont sages ne cèdent pas à leurs
passions ; tl Or quelques savants cèdent à leurs
passions ; nO Donc quelques savants ne sont pas sages.
TaOXSlÀMK viGumi,
F £ Ceux qui cèdent à leurs passions ne sont passages;
ris Or quelques-uns de ceux qui cèdent à
leurs passions sont savants ; O n Donc quelques savants ne sont pas sages.
Frfis Ceux qui sont sages ne cèdent pas t leurs passions; Is Or quelques-uns de ceux qui cèdeat
Om
Or quelques-uns de ceux qui cèdeat
à leurs passions sont savants ; Donc quelques savants ne sont pas sages.
On voie sans peine que les trois dernières figures peuvent se réduire toutes à la première par la conversion, soit delà majeure, soit de la mineure. Ainsi la seconde se change en la première par la conversion simple de la majeure , la négative universelle se convertissant en elle-même 9 ce qu'indique la lettre S àefesiino. La troisième se change en la première par la conversion simple de la mineure affirmative particulière ce qu'indique la lettre S de ferison. Et de même pour la quatrième , où li majeure et la mineure se convertissent simplement, comme l'indiquent pour Tune et pour l'autre les deux S de frisesom.
Par des moyens analogues , on réduit tous ks modes aux quatre modes de la première figure; et l'identité des lettres initiales indique celui de ces quatre modes auquel on dote réduire. Ainsi, dans les exemples cités ci-dessus , il &ut réduire
àfprwj "pakque/estinojferison t^ frisesom com^ mençent par F eoininey!*nSr> lui-même.
Dansleft ttiots lediniqued , P indique, en outre , qu'il faut convertir TuDiverselle en particulière, et M qu'il faut changer les prémisses de place , la majeure devenant mineure, et réciproquement, et la conclusion étaiit alors renversée.
Certains modes ne peuvent se réduire à ceux de la première figure rfirectement; par exemple : Bocardo; la négative particulière, O n'a pas de conversion possible ,et si Ton convertit A , on mira une pftrtîculiène affirmatiiw pour la majeure; or, dt deux partîculîères I, O, on ne peutconelure daqt aucune figure. On a donc recours à ia réductimi ^ à rimpoiBifafeç ce qu'indique la lettre G, et cette pédoctloD a lieu en Barbara^ coeune l'indique la lettre B.
Sok doac Bocardo. Sx l'adversaire refuse la con^ doeion après avoir aocordéles prémisses, oo prenci alors lacentredtcCoire, qu'il doit nécfesaireuieDt accorder. La coatradîctoire de O est A ; par consé^ ^ent le syllogîsaie entier sera prions; prenant alors la «ontradictoire accordée fxipr majeure , el eoneervant la mineure, pà ëbtteadra une conclu* sîoD opposée à la majeure du premier syllo^sase qu'accordait l'adversaire , c/estf'iftAre qu'on ék^ lâsndra une coadinioa inipoesible. €etle nouvelle conclusion n'étant pas admise, force eera bien d'admettre la première que niait d'abord l'adversaire; et ix>ni«ie left contradictoires ne sont je-
mais vraies eu même temps, il faut que Tadversaire admette la première conclusion , puisque la dernière est contraire à ses propres concessions.