Voir plue loin, dan« la seconde partie, ch
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dans la Métaphysique surtout, la supposent et y font une allusion directe , sans nommer toutefois l'ouvrage où elle était particulièrement exposée. C'est à tort que M. Heydemann , le dernier traducteur allemand des Catégories, a dit que, si Tonne savait point qu'elles sont bien réellement d'Anstote , la lecture des autres ouvrages du philosophe ne suffirait pas pour apprendre qu'il a traité ce sujet '. Sans les Catégories, comment serait-il possible de comprendre près d'une centaine de passages fort importants, où cette théorie est indiquée? Que signifierait d'abord le mot lui-même sans le traité qui l'explique en développant l'idée profonde qu'il renferme ? L'étude complète d'Aristote ne peut que démontrer de plus en plus la nécessité des Catégories comme point de départ de la logique , et par conséquent de toute la philosophie aristotélique.
n^ De r {interprétation) Herméneia.
L'Herméneia est de toutes les parties de l'Organon celle qui a le plus souvent prêté au doute et à la critique. L'obscurité même du texte en a certainement été la cause principale. Il n'est point un commentateur qui ne se soit plaint des difficultés excessives qu'il présente ; elles sont certainement réelles , bien qu'une étude sérieuse puisse les apla-
X. Heydemaïui. Notes sur les Catég., à U suite de sa tndoedoa , pi«. 33.
DB L* AUTHENTICITÉ DB l'oEGAJKOM. — CHAP, Y. 55
nir en partie ; mais il était dès long-temps passé en proverbe qu'Aristote,en écrivant ce petit traité, trempait sa plume ^ non plus dans l'encre , mais dans son esprit : a Aristoteles, quandô péri Uerme- « neias scriptitabat, calamum in mente tingebat, » disent Cassiodore % Isidore de Séville, Alcuin et des écrivains grecs de la même époque.
L'Herméneia a contre elle une imposante autorité, c'est celle d'Andronicus de Rhodes , qui, selon Ammonius^ et Boëce ^ , rejetait ce livre. Le motif sur lequel il se fondait était du reste assez légère. Au début de THerméneia, Aristote, en parlant des idées , voY(|iATa, qu'il appelle aussi i7a67((xaTa ^fiç , les modifications de l'âme , renvoie au traité spécial qu'il avait composé sur ce sujet , le Ilepi ^j/K que nous possédons. Andronicus soutenait que cette expression ne se retrouvait point dans le traité indiqué, et que, par conséquent, le nepl éppvetaç n'était pas authentique. On sent qu'aujonrd'bui une preuve aussi vague paraîtrait toutà-£sdt insuffisante à la philologie. Du reste elle fut vivement combattue dans l'antiquité par Alexandre d'Aphrodise, dont les jugements ont eu, en général, le plus grand poids; et depuis Alexandre,
t. Cuuodara, opéra. Paria, z6oo. Tom. a, p. 467. — laidore da Sérflk, Origin. lib. 9, cap. 97.— Alcuin, éd. 1777, U i^ p. 47? tom. a , p. 35o.
9. Amiiioniiia in Péri Hermeneiaa, éd. x5o3 , f* 9^ yerao, k la fin.