Edit. de Bekk«ry p» 43s t a, i et a
m t.*AtnrBB5TiCflrÉ #i l^omamm. — gbap. n. 45
d'Aristale pTéintgfitle mot é^ifrfwm dans un mus qui, bien que fort éloigné^ tient oqpendaat plus que les préoédenrto à celui que depuis ou lui a, donné. Le premier et le SMÛns formel de ces pMsages est nu 8^ litre des Topiques (ch. 14» p- <63^ hj 11 ). « CeA un utile secours (où (UHpèv op^dDm) c pour la scîenœ et la réflexion vraiment philo»- € sophiques que de pouvoir discerner, sur4e-ohaBip c ou pai^ la méditation, le pour et le contre de chaque «question*» Le second passage, un peu plus précis, est an premier livre des Topiques (ch. i3, p. loS, a, m )• «Les moyens (w jtpyova) de nous procurer c des syllogismes et des inductions sont au nombre « de quatre : le premier, de choisir des proposa* c tions, etc. » Ainsi âpyocvov dans ces deux passages n'a pas un sens bien spécial ; c'est toujours k peu près la signification habituelle, q>pliquée seulement à la dialectique.
Tous ces pateages sent, comme Ton voit^ fort peu concluants , et ne se rattachent que de bien loin î facception nouvelle qu'a reçue le mot opyovofv. On doit donc regarder comme un point incontestable qu'Arislote ne s'en est jamais servi. D^à plusieurs commentateurs l'avaient reconnu, et pour n'en citer qu'un seul, Hildenius ', dans ses questions sur l'Organon, a établi que ce mot n'appartenait ni k Aristote ni à ses successeurs,
I . Hildcn. QiMPttîonnin in Organon ArUt . part prima. BeioUni » 1 5S6 , iii-4.9 dm» U tb/^SÊtmx D« JaMijpiîane Ubr. «iigam.
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mais qu'il avait été créé beaucoup plus tard, receruiorum bono consilio.
Mélanchthon, dans sa Dialectique, et au chapitre intitulé : Dialectices officia j semble croire, sans discuter d'ailleurs cette question , que le mot d'Organon vient d'Aristote lui-même : « Organi noie men fecit (dit-il)quodesset omnibus de rébus rite «etordinedicendi instrumentum. » Cette opinion, très vaguement exprimée, n'aurait point mérité d'être relevée si elle ne venait d'un pertonnage aussi important que Mélanchthon ', dont l'influence a été considérable dans les écoles protestantes , et qui tient une grande place dans l'histoire du péripatétisme. Cette assertion de Mélanchthon a depuis été souvent répétée sur sa parole.
On a pensé aussi que ce mot d'Organon, s'il n'appartenait pas à Aristote et à ses premiers successeurs , remontait au moins jusqu'à Andronicus de Rhodes. Cette conjecture déjàémisepar J. Leroux ^ (Rubus), semble avoir été adoptée par M. Michelet , dans son Mémoire sur la Métaphysique ^ ; mais M. Michelet s'occupe plutôt de la division faite par Andronicus dans les ouvrages d'Aristote que du mot même d'Organon. Lucius ^
t. Voir la troisième partie de oe Mémoire, cliap. ii. s. Aristot. Offanon, interprète J. Rnbo Hannonio, x564, in*4., prébce.
3, BAichelet*, Examen critiqae de la Métaphys., p. 17^ Paris , 18 36, dbes Mcrcklein .