Ariat. OiigaïKm fflnatrat. à Lncio. Me, 1619, in-4M P
DE l'authenticité DE LORGAKON. — CHAP. II. 47
qui a fait un commentaire des plus complets sur la logique , s'est contenté de rapporter, d'une manière générale , ce mot d'Organon aux péripatéticiens. Rien ne prouve directement qu'il vienne d'Ândronicus : et quant à l'assertion de Lucius , elle est vraie , mais elle est trop peu précise.
On peut affirmer que le mot d'opy^vov pris dans le sens particulier où nous le comprenons aujourd'hui, ne m trouve point dans les interprètes grecs : il serait impossible de "le rencontrer ni dans Alexandre, ni dans Ammonius, ni dans Simplicius y ni dans Philopon , ni dans aucun autre. Jusqu'au temps de Psellus, de Grégoire Anéponyme , de Nicéphore Blemmidas , la logique d'Aristote est toujours appelée i ^oyixiQ, ii'koytx'h JmTuffÀviy 1% >Ayucià irpayixaTeia : jamais elle n'est nommée ofyceityi.
U ne faut pas nier cependant que ce mot appartienne à l'école péripatéticienne. L'une des questions les plus controversées parmi les interprètes , et l'une de celles qu'ils traitent toujours en première ligne, c'est de savoir si la logique est une partie réelle, (lepoç, de la philosophie, ou si elle en est seulement l'instrument, opyavov. Les stoïciens avaient adopté la première opinion ; les péripatéticiens la seconde ; et les partisans de l'Académie, dés long-temps fidèles à l'esprit d'éclectisme, qui plus tard devint leur caractère particulier, reconnaissaient dans la logique une partie à la fois et un instrument de la philosophie, selon qu'on l'étu- I. a
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diait ea elle-même ou qu'on l'appliquait. On peut ▼oir au début des commentaires d'Alexandre , f* i (Florence, i5ai), et de Philopon, f* 4 recto et verso (Venise, 1 536), sur les Premiers Analytiques, cette question longuement débattue. Diogène Laërce ', l^v. 5, section 28, dit, en parlant de l'importance qu'Aristote sut donner à la logique, qu'il en fit un instrument précis et acéré, opyocvov irpo<n)xpiêa>(iivov ; et Hésychius l'a répét9 après lui.
Dans les classifications abrégées qu'Ammonius ' et Simplicius ^ donnent de tous les ouvrages d'Aristote, ils font l'un et l'autre une série spéciale des ouvrages de logique qu'ils appellent Xoyucà 7) ôpyovixa. On peut voir ces deux classifications rapprochées et mises en tableau, mais à autre intention, dans les AristoteliadeM.Stahr^. On peut ajouter à ces deux premières celle de David l'Arménien, qui y est presque en tout conforme ^. David était contemporain des deux autres commentateurs. Il est ici un peu plus positif, et il dit que les ouvrages d'Aristote se partagent, comme la philosophie même, en théorique et pratique, mais que de plus il faut y ajouter ime troisième division , celle du Tà^oyixov 4i ôpYovtxov.
Tout porte à croire que ces classifications, si
X. Diog. Uiërce, édit. de Mënage-Meibomins. Amsterd. 1692. in* 4.
Q. Ammomiu in categor., p. 6, B, aldina edit, i546.