‹ De la logique d'AristoteChapitre 72 sur 244 · AIIALTSB DIS PREM. ANALYT.— UV. L CHAP. IT · texte numérisé non relu

AIIALTSB DIS PREM. ANALYT.— UV. L CHAP. IT

gismes imparfaits se complètent par ceux de la première figure, soit qu'ils concluent ostensi ventent (ÂeixTtxûç); et alors la conversion des propositions donne la première figure (ii 8l ôvrirpoçri To irpûTov èiroiet (T^riifLa), soit qu'ils concluent par l'impossible (^là Tov ct^uvaTov TcepaivovTai ^ 39, a, 36). Soit en effet dans la dernière figure : A est à tout r, B est à tout r; donc A est à quelque B. Si l'on établit la conclusion par l'impossible : donc A n'est à aucdA'B, il faudra nécessairement que la mineure soit : B est à tout r, et la nouvelle conclusion, donc A n'est à aucun F ; mais on a supposé qu'il était à tout, et cette conclusion, obtenue parla première figure , est impossible. Enfin, la quatrième remarque d'Aristote est celle-ci : Tous les syllogismes possibles peuvent être ramenés aux syllogismes généraux de la première figure (ici 8i xal (xvayayeiv irfltvToç Toùç auX^oyi^fijoùç eiç toùç iv tw irpcorcp (tj^^jjmti xa6(fXou ouXXoytcpùç). Ces deux syll(fgismes généraux sont, comme on se le rappelle, l'un affirmatif, l'autre négatif (BARBABA,CELAR£i!rT). Les modes universels de la deuxième figure se ramènent aux universels de la première par la conversion de la proposition négative (29, a , 5.) : les modes particuliers, par la réduction k l'impossible {^ik t^; uç Tè cc^iîvaTov âiraywy^ç). Les modes particuliers de la première se ramènent à leurs universels de cette même figure, par leur conversion simple (81 aÛTûv), et aussi par la réduction à l'impossible dans la seconde figuré; et de là, comme on vient de le dire,

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aux modes universels de la première. Enfin , les modes de la troisième figure se ramènent également: les universels, directement, et par impossible, aux modes universels de la première figure , et les particuliers, d'abord aux modes particuliers de la première figure, et de là, traités comme eux, aux universels de cette même figure.

Telle est donc la théorie complète du syllo* gisme, en lui-même, et composé de simples propositions catégoriques ; telles sont ses formefiT, ses figures, et, pour ajouter à la terminologie d'Ans* tote , ses modes au nombre de quatorze ; telle est l'importance des deux syllogismes de la première figure {de omniy de nullo)^ auxquels tous les autres peuvent être rapportés par divers procèdes.

Mais dans l'éppveia, dans le Traité^u Langage, Aristote a distingué deux grandes espèces de propositions : les- absolues ou catégoriques, et les modales. Il vfent de considérer le syllogisme formé des premières, il passe au syllogisme formé des secondes ; et ici, commence une théorie, suite de la première, et qu'on pourrait appeler théorie des syllogismes modaux.

On se rappelle que les propositions modales étaient celles dont l'attribut était modifié par Fune de ces quatre conditions : possible, impossible, contingent, nécessaire. On se rappelle encore qu'Aristote a confondu sous un même point de vue, d'une part, le contingent et le possible, et, d'autre part , l'impossible et le nécessaire. IjCs mo-

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