‹ De la logique d'AristoteChapitre 73 sur 244 · ANALYSE DBS PRSM. ANALYT. — LIT. I. CHAP. IV · texte numérisé non relu

ANALYSE DBS PRSM. ANALYT. — LIT. I. CHAP. IV

dales, ainsi réduites à deux principales qui comprennent une à une les deux autres ^ Aristote explique , dans les quinze chapitres qui vont suivre, les règles particulières, pour chacune des trois figures, des syllogismes où les deux prémisses sont nécessaires ou contingentes, où Tune des deux est nécessaire , ou contingente , ou catégorique, et où l'autre a également Tune de ces trois (ormes , à l'inverse de celle qui la précède ou la suit. Ch. 8, 29, b, 29. <c Comme ce n'est point une «même chose, dit Aristote, que d'être simple- « ment , ou d'être nécessairement , ou de pouvoir « être , il s'ensuit évidemment que le syllogisme de «chacune de ces formes sera différent, puisque « les termes n'y seront pas semblables , et qu'ils a seront nécessaires pour l'un, simplement réels «pour l'autre, et possibles pour le troisième • (6 ptiv gÇ ovocyxaicov , o ^' iÇ inrapj^ovxtov , ô ^' è^ cv^ea }[0(xiv(x)v.)x)

Quand les prémisses sont toutes deux néces* saires , nulle difficulté pour la première figure , et on les traite absolument comme si elles étaient catégoriques (âoirsp èizl tou ûiuap^eiv). Pour la deuxième et la troisième figure , il faut déplacer les propositions négatives, c'est-à-dire, changer la majeure en mineure, et réciproquement (ex68(j(ivouc {» nvi âxaTEpov (atî ÛTrapj^ei).

Ce qu'il s agit surtout de reconnaître ici, c'est la nature de la conclusion par rapport aux prémisses, et de savoir, quand elle sera nécessaire ou

232 DEOXliOfE PARTIE. — SECTION I.

contingente, ou simplement catégorique , selon que les prémisses seront de Tune ou l'autre forme. Quand elles sont toutes deux du nécessaire, il n'y a point de doute que la conclusion n'en soit aussi : mais quand l'une des deux seulement est nécessaire , et que l'autre est catégorique , que sera la conclusion , dans chacune des trois figures ?

On voit ici combien la question se complique ; Aristote y répond en examinant successivement les figures.

Ch. 9, 3o, a, 17. Première figure. L'une des propositions étant nécessaire, et l'autre catégorique, 1° la conclusion sera nécessaire, si la majeure est nécessaire , et la mineure absolue ou catégorique (ôvayxataç o\j<mç tyîç -Tcpoç to (iicîÇov axpov); ceci s'applique également aux syllogismes universels et aux particuliers; 2® la conclusion sera catégorique, et non plus du nécessait*e , si c'est la mineure qui est nécessaire, et la majeure catégorique. Soit en effet: A le mouvement, B l'animal, et r l'homme (3o , a , 29). L'animal se meut , mais non pas nécessairement ; l'hoQime au contraire est nécessaireroentanimal. La conclusion que l'homme se meut ne sera donc pasdu nécessaire, c'est-à-dire, qu'on ne pourra point conclure que l'homme se meut nécessairement.

Ch. 10, 3o, b, 7. Deuxième figure. L'une des propositions étant nécessaire , et l'autre catégorique, I® la conclusion sera du nécessaire, si la proposition universelle privative est nécessaire;

▲IfALTSB DBS PEEM. ANALYT. — UT. I. CHÂP. IT. 253

a^ la conclusion ne sera pas du nécessaire (oùx ôvâCYxaiot), mais seulement absolue (So, b, 1 8), si la majeure universelle affirmative est nécessaire; et de même pour les syllogismes à conclusion particulière (i(AOi(i>ç ^è 2^a 3cai exl t(5v év (itipei <TuXXoYi(r|xûv): la conclusion sera du nécessaire , si la proposiàon privative est universelle et nécessaire; elle n'en sera pas, si l'affirmative est universelle (3i, a, 3), et la privative^ particulière. #

Ch. II , 3i, a, 18. Troisième figure. L'une des propositions étant nécessaire, et l'autre catégorique, 1° la conclusion est du nécessaire. Tune des deux propositions étant nécessaire, et toutes les deux étant affirmatives et universelles; n^ la conclusion n est pas du nécessaire, quand, Tune étant affirmative et l'autre négative , c'est l'affirmative qui est nécessaire ; 3^ si les deux propositions, au lieu d'être universelles , sont, l'une universelle , et l'autre particulière (3i, b, 11), toutes deux étant affirmatives, si c'est l'universelle qui est du nécessaire, la conclusion en sera aussi; 4^ la otnclusion ne sera pas du nécessaire (3i, b, so), c'est la proposition particulière qui est nécessaire.

Ch. I n, p. 32, a,6. «cEn résumant ceci, on voit donc a qu'il n'y a pas syllogisme du catégorique , du réel « (tou û7rapx6w),àmoinsque les deux propositions ne « soient catégoriques; et qu'il peut y avoir syllo- « gisme du nécessaire, même quand l'une seulement « des deux propositions est nécessaire. Dans l'une

254 DBUXliUE PARTII. — SECTION I.

« comme dans l'autre supposition , soit que les con« « clusions soient affirmatives ou qu'ellies soient « négatives , il faut que Tune des propositions soit ff semblable à sa conclusion; et j'entends par aem- « blable, que la conclusion étant du réel, la proie position sera réelle (OTrap^^ov^ÙTrap^^oudov); ou lacon* 91 clusion étant du nécessaire, la proposition sera du fi nécessaire : et il est évident par là que la conclu'!> <c siqp ne sera ni du réel ni du nécessaire , s'il n'y « a pas de proposition du réel ni du nécessaire. »

Après avoir exposé ainsi la nature de la conr clusion syllogistique» quand les deux propositions sont nécessaires, ou quand l'une seulement est nécessaire, et l'autre catégorique (ch. lAfP- 3a, a, 17), Aristote passe aux propositions contingentes (to £v$6xo(i6vov),et, pour elles, il parcourt des questions tout-à-fait analogues.

Seulement, il détermine d'abord les sens divers du mot contingent; car ils sont fort distincts, puisque le contingent va jusqu'à envelopper quel* quefois le nécessaire lui-même , par homonymie (to yàp ôvaYxaiov ô(jia>vu[ji&>ç èv^é^E(r6at XeyopLev). U revient donc ici à la théorie des rapports du contingent et du nécessaire, tels qu'il les a exposés plus haut dans rép(ty)V£tix; et l'on ne saurait guère douter que ces mots (3^, b, 3) : 7ux,ia%ef Skéjhyi trptÎTtpovi ne se rapportent à ce traité. Aristote donne au reste ici une définition du contingent qu'il est bon de noter : « Ck)ntingent, dit-il, c'est ce qui, s^ns « être nécessaire , n'entraîne cependant aucune

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c impossibilité quand on le suppose (Sa , a, i8). » Entre les deux espèces de possible , Tun (biç èm t6 icoXu) se rapportant à ce qui est le plus ordinairemoity mais non pas toujours de cette façon , Tau* tre tout-à*fait indéterminé (âdptçov), c'est-à-dire, qui peut paiement être ou ne pas être des deux &çons, il y a quelque différence pour la conversion des propositions; en outre , la seconde espèce de possible ne saurait jamais être employée pour le syllogisme démonstratif, pour la vraie oonnaifl^PH^y parce que Tordre du moyafi y est toat-à-fait indéterminé (^loc tù octoxtov eivaiTo (jL^erov)* Il peut du reste se présenter ici, comme plus haut, deux cas : les propositions sont de même forme, c'est-à-dire toutes deux contingentes (Sa, b, 37. ô|AOio<j)^7}pi); et c'est par elles qii'Aristote commence ; ou bien, les deux propositions peuvent ttre différentes de formes; et Tune, être contingmte, l'autre absolue. ^

Première figure. Les deux propositions étant contingentes, mais dans le second sens donné au mot contingent, et non dans le premier où il se confond avec le nécessaire (33 , b, 22), les syllogismes seront complets et incomplets , universels et particuliers , affirmatifs et pégaUfs. U n'y aura point de syllogisme , si les deux propositions sont pardculières, ou bien, si la majeure est particulière, et la mineure universelle (33, a, 35). i^psi, en résumé, les deux propositions étant contingentes, il y a toujours syllogisme avec des termes gêné-

raux , soit afïirmatifs , soit négatifs : seulen avec les affirmatifs, le syllogisme est complet; les négatifs, il est incomplet, c'est-à-dire qu'i être converti dans l'un de ses membres (33, b

Au lieu de continuer ainsi l'examen des co sions avec deux contingentes, dans la sec et la troisième figure, Aristote passe maînt< (ch. 1 5, 33, b, a 5) au mélange du continge de l'absolu (tS (jl^v uirapj^eiv t^ 8* iv^lj^etrÔai) da première figure. Il distingue ici coimae haut les modes universels et particuli^^dj^^U tiques ou asyllogistiques, complets ou incom| et, après un long et minutieux examen, il a à cette conclusion : qu'il n'y a pas de syllogi l'une des propositions étant contingente et 1'; absolue, quand l'universel est à la mineure; a de syllogisme possible que quand il est à h jeure(35,b, 20.).

Ici non plus, Aristote ne poursuit point 1\ des figures pour le mélange du contingent i l'absolu ; il passe encore au mélange du co gent et du nécessaire dans la première f (ch. 16. 35, b, a3. ij (ùv èÇ âvoyxnç ûirap; $' êv^E^etrOai). Examen tout>à-fait analogue à qui précède, quoiqu'un peu moins dévelc modes universels syllogistiques , complets i complets ; modes universels asyllogistiques ;n particulier^syllogistiques, complets et incom| modes particuliers asyllogistiques (36, b, 19 sumé : ce second mélange a beaucoup d'ana

AU ALTSE DES PBEM. Alf ALTT. — LIT. I. CHAP. IV. 237

avec le mélange antérieur du contingent et de l'absolu ; seulement, avec Fabsolu, la conclusion était contingente, quand la proposition absolue était négative : avec le nécessaire, la conclusion est contingente et négative , quand la privative est nécessaire.

Les mélanges divers des modales dans la première figure étant émisés, Aristote passe à la seconde figure, et y étudie de la même façon les modes qu'elle présente, lorsque les propositions sont modifiées , au lieu d'être absolues , comme dans la première partie de sa théorie du syllogisme.

Ch. 17. 36, b, 26. Deuxième figure. Les deux propositions étant contingentes, il n'y a pas de syllogisme , que les termes soient d'ailleurs affîrmatifs ou négatifs, généraux ou particuliers; et ce qui s'y oppose surtout , c'est qu'ici le privatif ne peut se convertir (36, b, 35, et 37, a , 3i ) d'après les règles tracées ci-dessus; et déplus, on ne saurait ramener ces syllogismes à la première figure, même par la réduction à l'impossible (37, a, 35).

Ch- 18, 37, b, 19. Deuxième figure. L'une des propositions étant absolue, et l'autre contingente, il n'y a pas de syllogisme universel, si l'absolue est afi&noative, et la contingente négative : il y a syllogisme universel dans le cas contraire; les deux étant privatives, il n'y a syllogisme que par la conversion de la contingente; les deux étant affirmatives , il n'y a pas de syllogisme. Mêmes règles

240 DEUXIÈME PARTIS. — SBGTIOU I.

le syllogisme par impossible. Or le syllogisme ostensif, ou concluant nécessairement d'après des données positives, a besoin indispensablement d'un moyeu terme, entre les deux termes qu'il s'agit d'affîrmer ou de nier l'un de l'autre : ce moyen, destiné à former les catégories , les attributions de ces deux termes (4^9 ^^ ^^9^ <Tuva<];ei toç icariiyopiaç), doit se trouver avec eux dans l'un des rapports indiqués plus haut, c'est-à-dire, former avec eux l'une des trois figures. D'autre part, tous les syllogismes par impossible donnent une conclusion fausse : ils démontrent donc la question proposée par hypothèse , puisque la supposition de la contradiction donne une impossibilité (4i, a, a4): ainsi ces syllogismes démontrent le faux (tou <];6u^ouç cu^oyi^iiLoç ÂeucTtxoç ), et rentrent par conséquent dans les syllogismes ostensife , qui tous doivent se trouver dans l'une des trois figures.

419 b ,'3. De là, cette autre conclusion déjà obtenue plus haut et prouvée, que tous les syllogismes se complètent par ceux de la première figure, et peuvent être ramenés aux deux syllogismes généraux qu'elle renferme.

Avant de poursuivre cette longue étude , Aristote sent le besoin de résumer celle qui précède dans ce qu'elle a de fondamental et d'essentiel, et de donner les règles principales du syllogisme qui ressortent de toute cette discussion. Dans les trois chapitres qui vont suivre, il examine : i^ les conditions générales du syllogisme, a^les conditioiis de

A5ALTSB DBS PBSIl. AU ALTT. — > UT. U GHAP. IT. 241

ses éléments: termes et propositions; 3^ et enfin, la nature des conclusions , plus ou moins Êiciles à établifi plus ou moins faciles à réfuter.

Je laisse ici parler Aristote :

Ch. a4y p. 4^9 b, 6. -— Règles générales du syllogisme. — « Il faut nécessairement dans tout c syllogisme que l'un des termes soit afiiirmatif , « (catégorique) , et qu'il y ait de l'universel. Sans < universel y ou il n'y aura pas de syllogisme, ou du ff moins, il n'y en aura pas pour le sujet dont il c s'agit, ou il y aura pétition de principe... (b, 22)..« « Il est donc évident que , dans tout syllogisme, il ff £aut de l'universel , et que l'universel est établi « par tous les termes universels , et que le particu- «lier l'est aussi par ceux-là et par les autres. « Ainsi , dès que la conclusion est générale , il a&at nécessairement que les termes le soient «aussi: mais si les termes sont généraux, il se « peut que la conclusion ne le soit pas. Il est en « outre évident que , dans tout syllogisme, il y a « nécessité que les deux propositions , ou l'une des « deux au moins , soient semblables à la conclu- « sion: et j'ajoute qu'elle doit lui être semblable, non « pas seulement en tant qu'affirmative ou priva- « tive, mais en tant que nécessaire, ou réelle, ou « contingente...

Ch. 25, 4^ 9 b, 36. a II est clair aussi que toute

« démonstration se fera par trois termes et pas

« plus , à moins qu'une même conclusion ne se

« forme par plusieurs termes différents-, par

242 DKUXIÈMS fARTlB. ^ SECTION I.

« exemple, £ par A B, et par F A, ou par A B et B r, « auquel cas il y a, non point un seul syllogisme, « mais plusieurs...

P. 4^ 7 a, 3. a II est clair encore que tout syllocr gisme se forme de deux propositions et pas plus : a car les trois termes forment deux propositions, <K à moins que Ton n'ajoute quelque chose pour c< rendre les syllogismes complets, ainsi qu'on l'a ce dit au début (xotdairep ev toîç éÇ ^PX^^ eX^X^ ' ^^^* ^f « ch. I9 p. ^4, by ^5). Il s ensuit que, dans toute a énonciation syllogistique , où les propositions a qui produisent la conclusion véritable ne sont <c pas paires y cette énonciation n'est pas mise ne «t syllogisme, ou bien elle a demandé plus qu'il ne a lui faut pour l'objet en question. Ainsi donc, en ce prenant les syllogismes avec leurs propositions <c propres y tout syllogisme sera formé de proposia tions paires et de termes impairs. Les termes ce seront toujours un de plus que les propositions, a et les conclusions toujours la moitié des propo- « sitions.. .

Ch. a6, p. 4^ 9 1> 9 ^7- ^ Puisque nous savons à c quoi s'appliquent les syllogismes , quelle sorte fc et quel nombre de conclusions s'obtiennent dans < chaque figure, nous verrons sans peine quelle a question est difficile, quelle question est facile «à combattre. La question sera d'autant plus « facile qu'elle se résoudra dans plus de figures, et m dans plus de modes (irrc&oacov) ; et d'autant plus « dififidle, qu'elle m résoudra dans moins de figures

ÀNALTSB DES PREM. ANALTT. — LIT. I. GHAP. IV* 24S

a et dans moins de modes. L'affirmatif universel « n'est démontré que par la première figure, et une «r seule fois en elle. Le privatif universel estdémonc tré par la première et la moyenne, une fois par la « première y deux fois par l'autre. L'affirmatif par- 9 ticulier est démontré par la première et par la c dernière , une fois par la première, trois fois par « la dernière. Le privatif particulier est démontré « dans toutes les figures , une fois seulement dans «la première, deux fois dans la moyenne, trois « fois dans la dernière. Ainsi donc , l'universel « catégorique est le plus difficile à établir, et le a plus facile à renverser : et, en général, il est bien « plus aisé de réfuter l'universel que le particu- « lier... Il faut remarquer, en outre, qu'on peut « réfuter l'universel et le particulier l'un par fflautre réciproquement, mais qu'on ne saurait ff établir l'universel par le particulier, bien qu'on « puisse établir le particulier par l'universel. L'on « comprend, du reste sans peine, qu'il est beaucoup « facile de réfuter une proposition que de l'ét^- « blir. »

On voit par la dernière partie de ce résumé, qu'Aristote ne reconnaît que quatorze modes concluants ( TCTcSdeiç ). On peut en admettre davantage, d'après les indications deXhéophraste, de Galien, d'Averroës ; et Port-Royal, par exemple, en a porté le nombre à dix-neuf; mais les quatorze indiqués par Aristote, sont les plus naturels et les {dus ordinaires. Leibnit:f penchait à en reconnaître

244 DEUXIÈME PAKTIE. -« SECTION I.

vingt-quatre y d'autres en ont reconnu vingt-un.

Ch. 37, 4^9 a y 23. Ici se termine la première partie des commentateurs; et s'ouvre la seconde , qui doit donner la méthode de. trouver des syllogismes; car il ne faut pas seulement en connaître la formation, (oXXà xal tt^v ^uvapiiv ly(iv^ tou Troieiv),

Le premier objet important , c'est de bien comprendre la nature propre de l'attribution; car l'attribution est la base même du syllogisme, et elle lie le moyen aux deux extrêmes. Aristote a déjà donné la théorie de l'attribut dans les Catégories (Voir l'analyse des Catégories , page 144)9 î' 1^ répète ici, sans du reste citer son autre ouvrage. Certaines choses peuvent être attribut, d'autres ne le peuvent pas : certaines choses peuvent recevoir un attribut, certaines autres ne le peuvent pas; d'autres, enfin, peuvent être attributs et recevoir elles-mêmes un attribut : ainsi homme peut être attribut de Callias , et recevoir un attribut, animal. Pour choisir les propositions destinées à former le syllogisme (ràç Trpordaeiç èxXa|iL6aveiv) , il faut donc d'abord se poser la chose même , avec ses définitions et ses propriétés spéciales, regarder à ses conséquents, à ses antécédents , les distinguer entre eux, selon qu'ils sont essentiels ou accidentels , probables ou vrais (^o^ruc^K 4 xax aX>fOeiav . 43 , b , 9 ) ; s'attacher surtout ici aux conséquents, antécédents, et attributs universels , parce que le syllogisme repose principa-

ÀlfALTSE DES PREM. ANALTT. — UV. I. CHAP. IV. 245

lement sur Funiversel ; prendre par suite ceux qui en renferment d'autres , etc. , etc. Ce sont là en effet les liens du moyen à l'un et l'autre extrême, et pour les découvrir, telle est la trace qu'il faut suivre. Ainsi, pour obtenir une conclusion affirmative universelle, il faut que le moyen soit un antécédent du terme majeur et un conséquent du mineur. Il est facile de s'en convaincre par l'examen de tous les syllogismes en Barbara. Pour la conclusion particulière affirmative, il faut que le moyen soit antécédent du majeur et du mineur à la fois. Pour la négative universelle, il faut que le moyen soit conséquent du mineur, et opposé du majeur: enfin, pour la négative particulière, il faut que le moyen soit antécédent du mineur, et opposé du majeur.

44^3, 38. On doit donc, pour trouver le moyen, regarder aux conséquents et aux antécédents de la chose, prendre les primitifs et les généraux (44> b, 6). Il est clair, en outre , qu'avec trois termes et deux propositions, se forment tous les syllogismes, dans les trois figures, et qu'enfin toute autre manière de chercher le moyen est défectueuse (44 9 b, 2 5. a/p6iot TZfhç To TTOteiv tov cuX^oytaftov), soit qu'on le fasse conséquent, ou opposé, des deux extrêmes (éT^tfpieva éxaT^pco). 11 faut de plus que le moyen soit le même pour les deux (to ^è [U(sw où]^ {repov iyy^k Tairov ).

Ch. 39, 45, a, a3. Ces règles, du reste, s'appliquent aussi bien aux syllogismes absolus (toÎç

^eixTMcoïc) qu'aux syllogismes par impossible et aux hypothétiques (45, b, 28), aux syllogismes du nécessaire qu'aux syllogismes du contingent. Elles sont, en outre, la Qiéthode unique pour former tous les syllogismes [^C oXXyiç o^ou â^uvaTov TO ÛTrapjrovra), car tout syllogisme rentre dans l'une des trois figures, et les trois figures ne se forment (45 , b, 4o) qwe par leis conséquents et les antécédents de la chose en question. C'est d'eux, en efifet, que se tirent les propositions et le moyen, éléments essentiels du syllogisme.

L'objet qu'x\ristote traite ici , peut-être d'une manière incomplète, est de la plus haute ifnporlance; c'est le rapport de compréhension du sujet, à lattribut , et d'extension de l'attribut au sujet. Depuis Aristote, cette matière, quelquefois touchée par les logiciens, et le plus souvent omise, n'a point encore été approfondie comme elle mérite de rétre.

Ch. 3o, p. 46, a, 4* Aristote ajoute que ces règles, pour découvrir le moyen dans le syllogisme, ne sont pas restreintes à la méthode syllogistique; elles trouvent également une application dans le reste de la philosophie , dans tous les arts , dans toutes lesscieuces.il faut, pour chaque chose, chercher ses attributs réels (rk u^ap^ovTa), et les choses auxquelles celle-là est attribuée (olç û^ap^^eO' ^^ qu'on cherche la vérité dans toute sa profondeur, soit qu'on se borne aune simple probabilité dialectique. C'est à l'expérience à donner dans chaque

AKàLTSB DES PRBM. ÀlCALTT. — UV. I. CHAP. IV. 247

science ces principes (xà; âp/àç) , autour desquels on groupe tout le reste. Une fois trtuivés , c'est au philosophe de les mettre dans tout leur jour, parla méthode syllogistique (eàv XYiffrvi xk ÛTrap^ovra ivepl

c'est au philosophe de les démontrer, quand il est possible de le faire, ou de faire voir clairement qu'ils sont indémontrables.

Ici Aristote renvoie le lecteur, pour plus de précision, à son traité sur la dialectique (Voir plus haut, page 117.) (^t' ôxptêeiaç ^è ^leXeXuOafiLcv èv T^ 7çpaY[/.aTei« rij xepi . t?iv ÂtaXexTixriv) , et ce traité ne peut être autre que les Topiques , où , ces questions, en effet, sont complètement développées. ( Voir l'analyse des Topiques. )

On pourrait croire que la méthode qui vient d'être exposée , pour la recherche du moyen , se confond avec la méthode de division , qui , comme l'on sait, était fort recommandée dans l'école platonicienne (ch. 3i , 46, a , 3i). Pour prévenir cette confusion , Aristote a soin de faire observer que la division par genres et espèces (iq ^là tûv yevûv ^toipeciç) n'est qu'une partie peu importante de la méthode complète qu'il vient d'exposer (|iLixpov Ti (lopviv èç^T^ç £cp7](x^v7)ç (MÔoÂoii). Il s'cfforce donc da montrer que la méthodede division,contre*épreuve très faible du syllogisme, impuissant syllogisme, (MrOevTjç <n>>.\oYMT(iLdç), est mauvaise, parce qu'elle fait néoessairement une pétition de principe, et qu'elle ne donne pas même toujours les différences de la

chose, quoiqu'elle semble y être particulièrement destinée. « Et c'est ce que n'ont pas vu, ajoute Arisa tote, ceux qui s'en sont d'abord servis; ils ont a essayé de la mettre en usage j comme s'il était ce possible de faire une démonstration de la subcr stance ( Trepl oùaïaç âird^ei^tv xai toG ti içiv), et cette « méthode de division les a empêchés de corna prendre, et ce qui pouvait être mis en syllogisme, « et la vérité de nos théories. »

Aristote revient , du reste , plus complètement à cette polémique , dans les Derniers Analytiques, liv. a , ch. 5.

Des trois parties qui composent ce premier livre, deux sont ici terminées; il ne reste plus que la troisième, qui, comme on l'a déjà dit (page 2110 ), contient une méthode pour ramener les raisonnements, quelque compliqués qu'ils soient, aux trois figures exposées plus haut. La méthode du syllogisme sera donc ainsi complète, et le but que l'auteur s'était proposé sera par- Ëûtement atteint (teXoç «v f/jA-fi eÇ if/jiç Tçpoôecnç).

Ch. 32, p. 46, b, 4o. «Après ce qui précède, il « nous faut parler de la manière de ramener les a syllogismes aux figures expliquées plus haut. Car m c'est là ce qui nous reste encore à examiner « dans cette étude. En eCBet , si , après avoir vu la « formation des syllogismes , et avoir acquis la fc faculté de les trouver, nous savions, de plus, c ramener les syllogismes tout &its aux figures

▲haltsb dis prbm. analtt. — uv. i. chap. iv. 249

< antérieurement exposées , le but que nous nous c étions d'abord proposé serait atteint. Ceci ser- « virait encore à confirmer tout ce qui a été dit ff déjà; et ce qui va suivre montrera d'autant plus « clairement que cette théorie est exacte. Car il « faut que tout ce qui est vrai soit de tout point « parfaitement conséquent.

ff On doit essayer d'abord de dégager les deux

c propositions du syllogisme , car il est plus facile

ff de diviser en grandes portions qu'en portions

«plus petites; et les composés sont plus grands

« que les éléments dont ils sont formés ; il faudra

«voir ensuite quelle proposition est générale,

« quelle proposition est particulière; et si les deux

« ne se trouvent point formellement exprimées, il

«faut y suppléer soi-même en établissant celle

«qui manque; car, souvent, soit en écrivant,

« soit en faisant une question de vive voix, on se

« contente d'avancer la proposition universelle ,

«sans ajouter la proposition particulière qui est

« en elle ; parfois Ton donne bien les deux pro-

« positions, mais l'on oublie ce qui les rend con-

« duantes , et Ion fait une question sans portée. Il

« Êiutexaminer encore, si Von n'a rien prisd'inutile,

« mi si l'on n'a pas omis quelque donnée indis^

« pensable. Il faut rétablir l'un , écarter l'autre ,

« jusqu'à ce que l'on ait obtenu les deux proposi*

ff tions ; car, sans elles , il est impossible de répondre

« à des questions ainsi posées. Il est des cas où l'on

c peut apercevoir sans peine ce qui manque; mais

« quelques personnes ne le voient pas, et croi « faire un syllogisme , parce qu'il résulte « données quelque chose de nécessaire.

« exemple, si Ton suppose que la substance n'éf a pas détruite, la substance ne Test pas, mais < fc si Ton détruit les éléments , le composé qi (c forment est ainsi détruit. Avec ces données, a a bien pour conséquence nécessaire que la m< <K partie de la substance est aussi substance , m oc il n'y a pas réellement syllogisme par « données seules , et les propositions manqui (c Si, de plus, on suppose que, l'homme exista a il faut nécessairement que l'animal existe, a ce que la substance de l'animal , il y a aussi nén (c site que, l'homme existant, la substance eu a mais il n'y a pas là encore de syllogisme, car « propositions ne sont pas disposées comme n «c l'avons dit. Ce qui nous trompe dans ces di^ « cas, c'est qu'il sort une conséquence nécessj ec des données, et que le syllogisme aussi doi «c quelque chose de nécessaire ; mais le néces» « s'étend plus loin que le syllogisme; car tout i « logisme est du nécessaire; mais tout néoessi a n'est pas syllogisme. Ainsi donc , si certai «données étant posées, elles offrent une cou « quence, il fiiut essayer de les ramener aux figv « du syllogisme , et s'attacher d'abord aux d « propositions ; ensuite , les diviser en termes « prendre pour moyen celui des termes qui « répété dans les deux propositions;, car, p

ANAiTSB DXS WKBM. ANALYT. — UT. I. CHAP. IV. 254

toutes les figures, le moyen doit toujours se trouver dans Tune et dans l'autre des propositions. Si donc, le moyen attribue et est attribué, ou bien qu'il attribue lui-même dans Tune , et que dans l'autre quelque chose soit nié de lui , c'est la première figure ; s'il attribue, et qu'il soit fiié d'un autre terme, c'est la seconde; si les deux autres termes lui sont attribués , ou bien que l'un lui soit attribué et l'autre nié de lui, c'est la dernière. C'est en effet ainsi que le moyen était placé dans chaque figure. Et de même encore, si les propositions n'étaient pas universelles, la définition du moyen n'en subsiste pas moins. On voit donc que là où il n'y a pas de répétition , il n'y a pas non plus de syllogisme, puisqu'il n'y a pas de moyen. Puis donc que nous savons quelle question est conclue dans chaque figure, et dans quelle se trouve l'universel et le particulier , il est clair qu'on ne doit pas regarder à toutes les figures, mais à la figure qui appartient spécialement à chaque question. Quant aux questions qui se concluent dai^ plusieurs figures, nous reconnaîtrons la figure propre par la position du moyen. » Ch. 33, 479 b, i5. Ainsi , après avoir dégagé les principes les plus prochains du syllo,^isme, les propositions, Aristote enseigne à dégager les principes plus éloignés , les termes ; et il recommande de nouveau de ne point s'arrêter à la seule condition du nécessaire , qui ne suffit pas ponr consH-

252 DSUXIÈMS PARTIE. — SECTIOM I.

tuer le syllogisme (ch. 34, 47» b, Sg). Il faut prendre garde aussi de confondre les termes absolus indéterminés et les termes universels , bien qu'ils ne semblent pas beaucoup différer les uns des autres (Trapà piixpov). Il faut en outre moins s^attacher àla forme même des mots qu'à la pensée et à l'expression générale (ch. 35, 4^? ^> ^^9); car quelquefois la notion n'a pas d'expression propre (iro^Xaxtç yocp foovTat ^oyoi oïç où xe&Tac ovopia). Le moyen peut donc n'être pas un mot unique : il peut être toute une proposition (Xoyov). Aristote donne encore ici pour le dégagement des termes (tûv opa>v &ôeatç) quelques préceptes dont les prinr cipaux sont (ch. 36 , 4^9 ^9 4^) * Tattribution du premier extrême au moyen, et celle du moyen à l'autre extrême, ne sont pas toujours pareillesi à cause des divers sens qu'on peut attacher à l'idée d'existence ; il faut ne pas confondre les cas divers que le mot peut recevoir (48, b, 4o.) : pour les termes isolés, il faut toujours les mettre au cas direct, au nominatif, et, dans les propositions, aux cas qu'exige ce qui les accompagne (ch. 37, 49, a, 6); il faut bien veiller à la nature des attributions, conditionnelles ou absolues, simples ou complexes (ch. 38, 49? ^12); ^t dans celles-ci, il faut toujours rapporter les expressions redoublées, complexes (ta Jirava)i'7rXou(avov ) , au grand extrême et jamais au moyen (ch. 3 , 9 , et 4o , 49» b, 3) ; quand on prend une expression, un mot à la place d'un autre ( (UTaXa|iLS«veiv â to «ùto i^

ÀlfALTSB DES PASM. ANALTT. — LIT. 1. OHAP. IV. 255

y«mi) de même valeur^ il faut éviter toute espèce de dififéreuce dans la signification importante des roots y et surtout, ne pas confondre les mots combina ou non combinés (ch. 4 1 y 49 9 1^ 9 > S) ; enfin , il faut veiller à bien placer le signe de Tuniversalitéy qui doit être au sujet, et non à l'attribut.

Ch. 4^9 5o, a, 8. Il est évident , du reste, que toute question ne peut être ramenée à toutes les figures, et que c'est la nature de la conclusion qui détermine la figure où on doit la chercher, et le mode d'analyse à employer (ch. 43,5o, a, 12). Quand ce sont des définitions dont on s'occupe, il ne faut pas s'arrêter à la définition entière dont la longueur serait gênante; il faut s'attacher uniquement jiu terme, ou à la portion de terme, qui fait question (xpoç 0 ^teiXexTai. Ch. 44? ^o, a, 16). Enfin les syllogismes par impossible , et les syllogismes hypothétiques, ne peuvent être résolus par les règles précédentes, parce qu'ils ne sont pas de vrais syllogismes, et qu'ils ne dépendent que d'une convention faite par les interlocuteurs. Aristote promet au reste de revenir sur ce sujet (5o, b, 2.), et d'étudier les propriétés des syllogismes hypothétiques. Cette discussion spéciale ne se retrouve plus dans l'Organon; mais la mention, qui en est fiiite ici , suffirait , à elle seule , pour repousser les reprocha, dont l'oubli du Stagirite, à l'égard des syllogismes hypothétiques, a si souvent été l'objet. Aristote vient de dire qu'une même question pouvait se conclure dans plusieurs figures , et *c'e$t

ce qu'on peut voir sans peine, d'après le résum qu'il a donné plus haut des quatorze modes con cluants. Il trace ici quelques règles pour appren dre comifnent une figure se réduit à une autr (ch* ^5 y 5oyb, 6. iiOLyoLytvi tàv cuXXoyiviAàv eîç Oa Tepovy ôva^ueiv ev 6T^pa> o^vfpcATi). Ainsi deux des mode négatifs de la seconde figure passent à la premier par la conversion simple de la majeure, etc. Ans tote expose donc d'abord, comment les syllogisme des deux dernières figures peuvent être ainsi n menés à ceux de la première (So, b, 17), et en suite, comment ceux de la seconde passent à 1 troisième, et réciproquement Cette permutation ce passage d'une figure à l'autre ^(iieTaëaaiç), n' pas lieu du reste pour tous les modes ; ^lelques uns seulement peuvent la recevoir. En général, 1 passage des deux dernières figures se fait (5i, a aS) par la conversion de la mineure; et, pour k deux dernières figures, les mêmes syllogismes qui n'avaient pu se convertir dans la première fi gure , ne peuvent non plus être convertis les un dans les autres (5 1 , b , 4o).

Pour bien faire ces conversions, il est encore w autre point qui mérite la plus grande attention c'est la nature et la forme des propositions cùm posées d'attributs négatifs (ch. /|6, p. Si, b, 8)w 1 faut , quand on convertit une figure en une au tre, distinguer soigneusement ces attributs , de l simple énonciation négative. Ceci se rapporte à 1 théorie des oppositions qui termine le Tk*aité di

ANALTSB msa PRSM . Alf AITT. ~ LIT. I. CHAP. IT. 253

langage. Les attributs négatifs ne signifient pas da tout la même chose que les négations simples , et ne forment pas^ comme on pourrait le croire ^ une négation de la même affirmation. Ainsi, la négation de cette proposition : L'homme peut marcher, n'est point du tout : L'homme peut ne pas marcher, mais bien : L'homme ne peut pas marcher. £t de celle-ci : Le bois est blanc , la négation réelle est : Le bois n'est pas blanc, et non point : Le bois est non blanc. On peut voir sans peine que l'affirmation indéterminée, et la négation formelle, peuvent être souvent toutes deux vraies, et toutes deux fausses, ce qui ne peut jamais être^ comme on sait, dans les oppositions complètes. Selon que les syllogismes auront l'une ou l'autre forme, ils ne pourront être ramenés aux mêmes figures. De là aussi résulte quelques changements (5a, a, 4o)y dont il faut bien tenir compte , dans l'opposition des antécédents et des conséquents entre eux.

On peut reconnaître ici l'exactitude de ce qui a été dit plus haut (page 1 33) sur le désordre de la fin de ce premier livre. Le sujet traité dans les chapitres 4^ et 4^ l'a déjà été en grande partie dans les chapitres 5 et 6 (voir pages 226 et suiv.), quand il s'est agi de la conversion des différents modes concluants les uns dans les autres. Il serait peu sage de tenter ici un déplacement, qui ne pourrait être que fort hasardé; mais il est utile du mohis d'en faire remarquer la probabilité.

256 DEUXliEMB PARTn. -— SECTION I.

Ici se termine l'analyse du premier livre des Premiers Analytiques. On a exposé la pensée d'Anstote diins toutes ses parties les plus importantes, et on Fa suivie pas à pas , sans en changer le développement, en se contentant de la résumer, et de la présenter avec le plus de clarté possible. On a pu voir comment elle s'enchaîne ; on a pu sentir quelles difficultés elle présente; mais on a pa voir aussi quelle en était l'abondance , la richesse , et surtout l'incomparable sagacité. Dans une matière toute neuve, Aristote n'a rien omis ; il a tout prévu, tout classé, et, loin de rien laisser à (aire à ses successeurs , il les a tous dépassés à l'avance : depuis lors, des portions entières de sa théorie n'ont point été refaites par d'autres mains. Le Stagirite est déjà, dans ce premier livre, plus complet qu'aucun des logiciens postérieurs; et pourtant, dans sa pensée, la théorie du syllogisme n'est pcnnt encore finie.

Analyse du seœnd livre des Premiers Anafy"

tiques.

Pour donner aux études antérieures toute Tétendue et toute l'importance qu'elles peuvent avoir, Aristote se propose de traiter, dans le second livre des Premiers Analytiques, trois derniers points : d'abord des propriétés du syllogisme re^ lativement à la vérité de sa conclusion : en second lieu y des défauts du syllogisme qui peuvent être

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