‹ De la logique d'AristoteChapitre 76 sur 244 · partie des Topiques se réfère exactement cette · texte numérisé non relu

partie des Topiques se réfère exactement cette

dtatKHi ; elle peut être cependant rapportée au

cb. I du 8^ livre.

Ici se termine la première partie du second livre, qui traite des propriétés principales dusyl« logisme; et commence la seconde, qui montre quels peuvent en être les défauts. Il ne s'agit plus, dans cette recherche , des défauts qu'on pourrait appder formels, et qui seraient contraires aux règles données dans le premier livre sur les figures et les modes : il s'agit des défauts matériels, c'est* à*dire, de ceux qui affectent le fond même de la pensée mise en syllogisme, et qui s'opposent à

SM DBDXliEllB PARTIE. -— SECTION I.

une conclusion vraie, bien qu'elle puisse être en* core régulière.

Ch. i6, 64, b, 28. Le premier, et Tun des plus graves, c'est la pétition de principe (t& 2v ap^^ «crei^ai xeà >>a(jLêaveiv)« La pétition de principe consiste à prendre pour démontré, ce qui &it précisément question , et à regarder, comme évidente en elle-même , une chose qui ne peut Tétre qu'à l'aide de quelques autres (^i' aX^a)v). Cette erreur est très fréquente, et en géométrie, par exemple , elle a lieu pour la démonstration des parallèles, où l'on ne s'aperçoit pas qu'on admet des données indémontrables sans les parallèles elles-mêmes. Ainsi , la pétition de principe s'oppose à la dé* monstration, puisqu'elle cherche, à prouver une chose inconnue par une chose qui* ne l'est pas moins , tandis que le propre de la démonstration , c'est, au contraire, de partir de choses connues, admises et primitives. L'inconnu ne peut être un principe de démonstration (65, a, i3). La pétition de principe peut se retrouver, du reste, dans toutes les figures. Dans les syllogismes démonstratifs , elle s'attaque à des principes vrais (tb tuc^ oXifOeMEv oSrcdç Ij^qvtoc), et dans les syllogismes dialectiques , H des principes simplement probables {rk xrrà èâ^).

Ch. 17, 65, a, 37. Un autre vice du syllogisme consiste à conclure le syllogisme faux , sans que cette fausseté touche directement à la question

(ta (t4 icapà ToCfTo oufiiSa^veiv t|;iD&oç). Cet argument,

ANAliTSI DBS HUM. AMALYT. ^ UV. U. CHAP. IV. 267

qai est d'un fréquent usage (ô iroXXaxiç âv toîc Icîyoïç eia)Oa(Aev >.éyfiiv) , a lieu surtout dans les syllog»mes par impossible , quand on nie la chose même qui démontre la proposition menant k Timpoêsible. Cest qu'alors on peut, même en la retranchant, conclure tout aussi bien le syllo* gisme; ce qui ne saurait avoir lieu dans les syllogismes démonstratifs, puisque, en y supprimant la thèse elle-même, il ne peut plus y avoir dç ^llogismes. La manière la plus ordinaire de con* dure ainsi le faux à côté de la question (tou [fA mtfk Th 6<€nv elvai Ta ^eu^o;) , c'est de prendre pour cai»e ce qui ne Test pas (65, b, i6). C'est ce qu'on a dit dans les Topiques. Cette citation des To* piques semble se rapporter au liv. 8 , chap. 4 $ ^t mieux encore, au chap. 4 ou 5 des Réfutations des sophistes, pages i66, b, 26, et 167, b, 38 ^ Le défaut dont il s'agit ici, consisterait, par exemple ^ pour prouver que le diamètreest incommensurable, à prouver, suivant l'opinion de Zenon , qu'il n'y a pas de mouvement possible. Mais il est trop dair que le faux que l'on conclurait ainsi, ne ferait absolument rien à la question ((1.1^ icapà touto). Le moyen d'obtenir l'impossible vrai qu'on cherche^ c'est, ou de descendre au sujet de l'hypothèse, ou de remonter à l'attribut. Ainsi, pour conclure à Firopossible, à l'absurde, avec toute vérité, il faut

z. n rétnUerait de oeci, qa'Arbtote aurait appelé da non^oommim de Topi^pcf , lea Topi^aes , proprement dits , et les Eéfatatioiu des lop&iatet.

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que cette conclusion absurde s'accorde avec les termes de Fhypothèse.

Ch. ] 8| 66| a, i6. Le faux au lieu d'être dans la conclusion peut être dans les prémisses, qui l'auraient pris dans une première conclusion; c'est ce qu'Aristote appelle ^euHç ^(Jyoç.

Ch. 19, 66, a y ^5. T^ Catasyllogisme , autre défaut du syllogisme, a lieu, quand un des interlocu* teurs pose lui-même dans la discussion , ou qu'on lui accorde quelque assertion dont la conclusion est contre lui. Aristote donne ici quelques conseils à l'interlocuteur qui répond , pour éviter le catasyllogisme, et à l'interlocuteur qui interroge, pour l'obtenir. On voit que ces régies et ces conseils sortent du cercle des théories antérieures | et rentrent dans la pratique. Elles semblent ici dé* placées, et elles appartiendraient mieux à la dernière partie des Topiques. Cependant aucun doute ne s'est élevé sur l'authenticité de ce passage, Viennent dans le chapitre suivant (ch. ao, 66, b, 4)f d'autres conseils analogues, pour éviter de se contredire soi-même (eXeyxoç). Celui qui répond saura prévenir c^t inconvénient, en n'accordant point à son adversaire les propositions affirmatives, qui sont essentielles au syllogisme.

Ch. ai, 66, b, 18. Le défaut qu'Aristote signale ensuite , c'est celui qu'il appelle : conception erronée (xaTa TTjV CiroXTQij;tv âiraT7)v). Il consiste k savoif et à ignorer à la fois quelque chose d'une même chose ; à la savoir, par exemple , d'une ma-

ANALYSE DES PMOI. ANALTT.— UV. U. CHAP. IV. 269

niére générale , et à Tignorer d'une manière partw culière. On sait que tout triangle a ses angles égaux à deux droits : c'est la connaissance gêné* raie; mais on ignore, d'une manière particulière , l'existence de tel triangle, qui cependant, comme tel, jouit bien réellement de cette propriété. Cette conception erronée , appliquée au syllogisme , fait qu'on accorde tel attribut à un moyen, et qu'on le refuse à un autre moyen , qui cependant Ta Clément; c'est qu'on pourra savoir l'existence de l'attribut au particulier, sans la savoir à l'universel , et réciproquement.

Ch. aa, 67, b, 27. Enfin , Âristote donne quelques conseils pour bien poser le syllogisme, lorsque, les deux extrêmes étant réciproques, le moyen doit également l'être à l'un et à l'autre.

Il ne reste plus, pour compléter ce second livre et la théorie syllogistique, qu'à passer en revue les diverses formes de raisonnements, autres que le syllogisme, mais qui toutes s'y ramènent nécessairement. Aristote en distingue cinq : l'Induction (iiroYtoyYi), l'Exemple (irapa^eiyjjia), l'Abduction (itcarjtayiï ), Tlnstance (evç-adtç ) , et enfin l'Enthyniême (évOu|j(.»|Aa).

Clï. a3, 68, b, i5. Aristote donne d'abord une haute valeur à l'induction; il la met sur la même ligne que le syllogisme, déclarant que ce sont là, pour nous, les deux moyens uniques de certitude

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même si^ au lieu d'un seul cas pareil^ il y en avait plusieurs. Ainsi l'Exemple n'est aucunement comme la partie au tout, ni le tout à la partie; mais , dans le rapport de la partie à la partie , et c'est ce qui le distingue du syllogisme. U ne diffère pas moins de l'induction , qui, en partant de tous les individus, démontre que le grand extrême est au moyen , et ne lie pas la conclusion k l'extrême : l'Exemple au contraire le lie ; mais il ne part pas de tous les individus (ovx cÇ in(xirm)j il part de quelques-uns ou même d'un seul.

Ch. a5, 69, a, ao. L'Abduction est le syllogisme où la majeure est évidente, mais où la raineare a besoin d'être prouvée (aÎTiXov). On s'écarte alors de la conclusion principale pour prouver cette mineure. Du reste, cette mineure peut être aussi probable, ou plus probable même, que la conclusion (ô[JLO&(t>ç iTKTOv Y) [JLoXXov TûD mi[i.irepa9[&aT0ç); elle peut , en outre, avoir un moins grand nombre de moyens qu'elle : alors elle est plus facile à prouver, et l'on est plus près de la savoir (xal ykf «Sm; èyyurepov Toii eiJ^vai).

Ch. a6, 69, a, 87. L'Instance ou objection (&ç-affK, instantia) est une proposition contraire à une autre proposition. Elle diffère de la proposi-, tion, en ce que, dans un syllogisme universel , elle peut être particulière, et que la proposition nesau* rait y être qu'universelle. Elle n'a lieu que dans deux figures, la première et la troisième, parce que c'est seulement dans ces deux«là, qu'il y a des

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