ANALYSE DIS DB&N. ANILTT.-^UV. IT^ CHAP. T
mots que nous prononçons seraient des définitions (ûce jfpouç orv iioLktyoi\u^oL TràvTEç); Iliade , par exemfAe^ serait une définition.
TSjx résumé y la définition ne saurait se con* fondre avec le syllogisme (o{ke Tavrov ov) : Tobjet de l'un et de l'autre n'est pas du tout identique. La définition ne démontre rien; elle ne montrq même pas la chose* Du reste la démonstration est' aussi importante que la définition ; mais elle ne &it pas connaître Fessence des choses (ta ti içvi).
Ceci mérite une étude plus approfondie (ch. 8 , 93, SL-, i). L'essence (to ti èçvi) d'une chose et sa cause se confondent, une fois que la cause est con^ nue. n n'y a pas , à proprement parler, démons* tration de l'essence, et pourtant il y a pour la connaître un raisonnement logique (Xoyuc^ ou^Xch 'payuiç). Mais comment ceci est-il possible? C'est qu'avant de chercher la cause de la chose (J^i6x%) , il &ut nécessairement savoir que la chose est; car, chercher la cause sans connaître l'existence^ ce serait ne rien chercher ((/.iQ^èv 2[>iTeiv Içvi). Il n'y a donc point ici connaissance de l'essence par syllogisme et démonstration, et pourtant, sans la démonstration et sans le syllogisme, on n'aurait point connu l'essence fié la chose.
Ch. 9, g3, b, ai. Quand la cause et la chose elle-même sont identiques, il n'y a pas de démonstration possible; on est arrivé alors à des principes {ifx^ ^^^^ ) 9 c'est-à-dire , à des choses indémontrables, qu'il faut supposer, dont il&utad-
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mettre TexisteDcei et qui doivent être conntieft évidemment de quelque façon que ce soit. Ainsi rarithméticien suppose connues, et Texisteiioe et la nature de l'unité. Les choses f au contraire , dont la cause est extérieure (Srtpov amov) ^ peuvent être démontrées par cette cause prise pour moyen; mais ce n'est pas leur essence qu on démontre^ ainsi qu'on vient de le dire ((&j^ ta tt icw
Ch. lOy 93^ by ag. La définition qui fiût réelle^ nient connaître la nature de la chose, est celle qui en £sit en même temps connaître la cause : et alorly ce n'est pas autre chose qu'une démonstration, qui ne diffère absolument que par la forme (y^ U&m iia^fm). Ce n'est pas tout à fait la même chose de dire poiu*quoi il tonne , et ce qu'est le tonnerre. A la première question , on dira qu'il tonne parce que le feu s'éteint dans les nuages; à la secondef on répondra que le tonnerre est le brait du ftu éteint dans les nuages. Ainsi, la même pensée (i ai» TOC Xii^oç) est exprimée d'une autre façon : ici c'est une démonstration • là c'est une définition. La définition du tonnerre est qu'il est du bruit dans ks nuages , et cela même est la conclusion de la démonstration de l'existence *Ai tonnerre.
Il résulte de tout ceci qu*il y a trois espèces de définitions: l'une qui est une explication indémoii» trahie de l'essence de la chose; une seconde qoi est comme le syllogisme de l'essence, et nedifieri de la démonstration que par la forme; et enfia
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520 DECXâMS PARTIE. -— SECTION I.
« B, 9. — Pourquoi |se promène-t-on ? Pour se « bien porter. Pourquoi la maison ? Pour conserver c les meubles : ici la santé ^ puis la conservation ce des objets , sont causes finales. Il n'y a , comme c on voit , aucune différence entre la cause qui fait c qu'il faut se promener après diner, et la cause a finale. Soit , la promenade après le diner repré* ce sentée par r : les aliments ne pas flotter dans Tes» « tomaCi par B: et se bien porter, par A. Suppo* « sons aussi que se promener après diner fasse « que les aliments ne flottent pas à Touverture de « Testomac , et que ce soit une chose bonne à la « santé. Il semble alors que par r: se promener, a « lieu B : les aliments ne pas flotter ; et que là se « produit A, qui est la santé. Qu'est-ce qui fait donc « que A est à r comme cause finale? C'est B : les « aliments ne pas flotter; et cela en est comme le « motif I car c'est ainsi que A sera obtenu. Pour- «c quoi B est-il à r ? C'est parce que être ainsi, c'est « se bien porter. Il faut donc renverser les rapports, c et l'on rendra de cette façon les choses fort « claires. Dans les choses où il s'agit de causea mo- « trices, les rapports générateurs sont placés dans a im ordre tout à £ait inverse à celui où ils le a sont ici; il faut pour ces causes que le terme « moyen devienne premier, et qu'ici r soit le der- « nier : car la cause finale est la dernière. » Du reste, les effets produits par ces causes peuvent être, tantôt naturels et tantôt artificiels, et n'en pas moins rester nécessaires.