‹ De la logique d'AristoteChapitre 92 sur 244 · AMALTSE DES TOPIQUES. — LIV< TI. CBAF. TI · texte numérisé non relu

AMALTSE DES TOPIQUES. — LIV< TI. CBAF. TI

Analyse du livre sixième.

On a Va qu'Aristote avait distingué deux espèces de propres: d'abord, ce qu'on entend vulgairement par ce mot, puis la définition, le terme (5poç), qui &it connaître la chose en disant ce qu'elle est. (Voir plus haut, pag. SSg.)

Ch. I, iSg, a, 24- Aristote divise lui-même ce traité des définitions (irepl toù; Spouç irpayiiiaTeiaç) en dnq parties : i^ ou la définition ne s'applique pas du tout à l'objet auquel s'applique le nom (xaO* ou ovofiiaxal tov Xoyov); 2^ ou la définition né donne pas le vrai genre de la chose, ou bien omet de le donner; 3^ ou la définition n'est pas propre au défini (tJio; X(iy6ç); 4^ ou la définition ne définit pas, et ne donne pas l'essence du défini (ira ti ^v elvai t$ ôpi^o[iivfr) ) ; 5^ ou , enfin , elle peut être irrégulière dans les mots ((xtj xoîk&ç).

Les trois premiers défauts de la définition peuvent être attaqués, ou défendus, parles lieux donnés plus haut pour l'accident, le genre, et le propre; les deux derniers appartiennent à ce traité. On commencera par le cinquième, c'est-à-dire, l'irrégularité de la forme dans la définition.

Cette irrégularité peut tenir à deux causes : à l'obscurité de Texpression (iSg, b, i4) (âaaçei ép(i.Yiv£ia, voir plus haut i'® partie, pag. io4), ou à une siuabondance de mots. Toute définition ,

5^)6 DEUXIEME PARTIE. — 8ECTIO?( I.

en effet, doit être claire et ne rien contenir d'inutile.

Ch. 2, iSg, b, 20. L'obscurité peut venir de rhomonymie de la définition , ou du défini luimême. Il ne faut donc raisonner ((Tu^XoytaiJiov iroi^ooti), qu*après avoir déterminé le sens précis que Ton compte employer dans la définition.

§39, b, 32. La métaphore est une cause très commune d'obscurité. Toute métaphore est obscure (wav yàp a^açèç to xaTW pieTaçopàv Xcy({[uvov). Il faut éviter aussi les mots qui ne sont pas sanctionnés par l'usage ( (AT) xet[iivoiç). Platon oublie cette règle quand il appelle l'œil : 69 pu((<Txtov ombragé du sourcil ; toute expression inusitée est obscure. U y a encore quelque chose de plus dangereux que la métaphore; c'est ce qui n'est ni homonyme, ni métaphorique, ni spécial; c'est, par exemple, quand on dit que la loi est une mesure , qu'elle est une image de la justice naturelle. La métaphore, du moins, s'appuie sur quelque ressemblance; mais où est ici la ressemblance de la loi et d'une mesure, de la loi et d'une image?

i4o, a, 18. Enfin, une autre nuance d'irrégularité dans la forme, c'est quand on ne fait pas comprendre le contraire de l'objet. Une bonne définition fait aussi connaître son contraire ; une mauvaise définition ressemble à ces tableaux des anciens peintres, tout-à-fait incompréhensibles sans une inscription qui en expliquât le sujet.

Ch. 3, 1 40 y a, a 3. Le second genre d'irrégola-

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