‹ De la loi du contraste simultané des couleursChapitre 199 sur 249 · Nous avons trois cas où l'on remarque cette symétrie · texte numérisé non relu

Nous avons trois cas où l'on remarque cette symétrie

a) En parlant du massif 5, fîg. ici, j'ai fait voir comment il se divise en deux parties triangulaires, qui, sans être égales, sont correspondantes par les plantations qu'on y a faites.

h) Le bâtiment d'habitation ou le manoir, doit avoir des deux côtés de sa façade principale des objets placés symétriquement, mais qui ne seront pas pour cela identiques; il suffit qu'ils présentent à la vue des masses qui se balancent à peu près.

c) Deux plantations ainsi balancées, vues l'une à droite et l'autre à gauche d'une position ména-

gee par le jardiniste, sont d'un bel effet; mais il est essentiel de remarquei' qu'il les faut non identiques, mais simplement correspondantes, soit par le feuillage, soit par la hauteur des arbres; un massif et un groupe d'arbres se correspondent très -bien dans ce cas.

g. Principe de l'harmonie générale.

828. Si je considérais un seul individu comme un arlire isolé, ou un ensemble d'individus constituant un massif isolé, soit homogène, soit hétérogène, ou un ensemble de massifs subordonnés entre eux, je n'aurais pas de nouveau principe à ajouter aux précédents : car ces derniers sulîisent pour qu'on tire le meilleur effet possible de l'harmonie des diverses parties d'un individu, soit que Ton considère les formes et l'arrangement de ces parties, soit que l'on considère les teintes diverses qu'elles peuvent avoir; enfin, l'harmonie naîtra dans les massifs des applications qu'on aura faites, pour les planter, du principe du contraste des couleurs des fleurs et des feuilles, du principe de la variété , du principe de la répétition : enfin , du principe de la symétrie. Mais dans la composition générale d'un gi'and jardinpaysage il ne sufïïra pas d'avoir satisfait à tous ces principes, si les différents massifs subordonnés entre eux, que nous considérons maintenant

comme des individus, ainsi que les diverses constructions faites de pierres ou de bois, ne sont pas liés ensemble par un rapport barmonleux quelconque, propre à satisfaire au principe de Yharmonie générale. Il faut que les massifs isolés ou subordonnés, voisins ou éloignés les uns des autres, soient liés ensemble par la même forme végétale (même espèce ou même variété), ou par des formes analogues, ou par les mêmes arrangements de plusieurs espèces, ou, enfin, par les mêmes couleurs de fleurs ou de feuillages. A l'aide des m.êmes moyens on lie le manoir ou des constructions quelconques avec les différentes parties du jardin. Lorsqu'on s'aperçoit que des massifs voisins, tels que ceux surtout qui se trouvent près des bâtiments, ne sont pas suftisamment liés ensemble, ou que la perspective n'est pas satisfaite de leurs lignes concentriques ou médianes, on a recours à une ligne végétale différente qui coupe les premières et ajoute ainsi à fbarmonie générale (8o4). C'est afin dy satisfaire complètement que j'ai tant insisté, lorsqu'on se décide à planter des arbres verts dans un jardin-paysage, pour qu'on les distribue dans toute la composition.

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