‹ De la longévité humaine et de la quantité de vie sur le globe (volume 2)Chapitre 28 sur 143 · Rerum moscovitarum commentarii^ etc · texte numérisé non relu

Rerum moscovitarum commentarii^ etc

2. Les crânes de thur, étudiés par M. Cuvier, avaient été trouvés dans les tourbières du nord de la France. m Tous les caractères que j'ai assignés à l'espèce du bœuf « se rencontrent, dit-il, dans ces crânes-ci, et je ne doute « pas qu'ils n'aient appartenu à une race sauvage , très- « différente de lat^ rocA«, et qui a été la véritable souche (f de nos bœufs domestiques , race qui aura été anéantie « par la civilisation, comme le sont maintenant celles du (( chameau et du dromadaire, » Rech, sur. les oss, foss.^ t.YI,p. 300.

vaux sauvages, qui vivent en troupes, souvent immenses, dans les plaines de l'Asie et de r Amérique, ne sont que d'anciens chevaux domestiques rendus à la libertés

La souche du chameau et du dromadaire est également perdue. 11 faut en dire autant de celle du chien. Quelques naturalistes font venir le chien du loup^ d'autres du renard^ d'autres du chacal^ d'autres de \ hyène; Pallas le fait venir tout à la fois de tous ces animaux ensemble : du /o«/> viennent les chiens de ber* ger^ du renard: les chiens à museau pointu; de V hyène viennent Jes dogues^ etc.

Je me suis assuré, par. des expériences longtemps suivies, que rien de cela n'est fondé.

Vhyène et le chien ne produisent point en-»

semble ; le chien et le renard ne produisent pas davantage; le chien produit avec le loup, mais des métis, stériles dès la troisième génération; il produit avec le chacal , mais des métis, stériles dès la quatrième.

Le chien ne vient donc ni du loup, ni du

renard, ni de Y hyène; le chien vient d'une

souche pwpre^ et cette souche propre est entièrement perdue.

Voilà donc plusieurs animaux : le hmuf^ le cheval^ le chameau^ le dromadaire^ le ehien^ etc.^ dont la souche ^ dont la racè^ pour parler comme Guvier, dont la race (la race primitive) est anéantie ' ; et pourtant nous ne sommes encore ici que dans les temps historiques.

Si de ces temps historiques nous passons aux temps qui ont précédé toute histoire, tout sou* venir des hommes, ce ne sera plus par quelques unités, ce sera par milliers qu'il faudra compter les espèces perdues et anéanties.

L'époque actuelle n'a qu'un seul quadrupède gigantesque : V éléphant^ car je ne mets qu'au-dessous et à Un rang secondaire le rhino» céros et \ hippopotame.

L'époque passée avait le mammouth^ le mastodonte^ le dinothérium^ le mégathé' rium, etc. Toutes ces énormes espèces ont dis^ paru.

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