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y a un caractère profond, lequel constitue l'unité, l'identité, la réalité de l'espèce, savoir, hi fécondité continue^ et ce caractère ne varie point : il est immuable.
Ainsi donc , toujours données par l espèce , et ne sortant jamais de V espèce ^ les races ne l'altèrent point, ne la dénaturent point, et ce qui, mal compris, a fait dire que les espèces varient, étant mieux compris nous fait voir qu'elles varient en effet, mais qu'elles ne varient toutefois qu'entre certaines limites infranchissables et fixes.
Les races sont la limite extrême de la variation des espèces.
§ 3. — De la proportion des sexes dans les naissances. '
Je profite de l'occasion que m'offre ce chapitre pour indiquer le résultat de quelques observations que j'ai recueillies dans ces derniers temps , et qui touchent de fort près au sujet que je viens de traiter.
« Dans l'espèce de l'homme, dit Buffon, il ce nait environ un seizième d'enfants mâles de
cr plus que de femelles, et on verra dans la suite « qu'il en est de même de toutes les espèces a d'animaux sur lesquelles on a pu faire cette « observation * . »
« Il parait presque certain , dit-il ailleurs , «c que le nombre des mâles , qui est déjà plus <x grand que celui des femelles dans les espèces ce pures y est encore bien plus grand dans les ce espèces mixtes ^. »
On remarquera ces mots : il parait pres^ que certain. Buffon ne cite, en effet, à l'appui de cette seconde assertion que quatre faits.
L'union du bouc et de la brebis lui donna , en 1751 , neuf mulets, sept mâles et deux femelles. Cette même union du bouc et de la brebis
4. T. I, p. 464. — fit Le tableau, que nous avons « dressé , ofTre le résumé du mouvement de la populaa tion en France pour chacune des trente-deux années « comprises de 4847 jusqu'à 4848. Pendant ces trente- « deux ans, il est né en France 45,947,668 garçons c et 4 5,020,756 filles- Le rapport du premier nombre a au second est à peu près égal à 77. Ainsi les naissances « moyennes annuelles des garçons excèdent d'un seizième c celles des filles. » Ann.du Bur. des /on^i^., an. 1850.