‹ De La Luxation En Dehors De La Tête RadialeChapitre 4 sur 17 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

La division de Malgaigne est celle qui nous parait la plus simple, et qui nous semble le mieux répondre aux données de la science. Nous l’adopterons, et nous rangerons ces luxations en trois groupes :

1° Luxation en dehors et en avant ; RATER en dehors et en arrière ; 3. — directement en dehors.

Toutefois, nous subdiviserons ces trois groupes en :

A.— Luxation sans fracture ; Br mue avec fracture.

Il nous parait que la meilleure description consiste essentiellement dans l'exposition des faits observés ; c’est de leur étude que nous dégagerons l'étiologie, la pathogénie et la symptomatologie.

1° Luxation de l'extrémité supérieure du radius en dehors et en avant

À. — Luxation sans fracture

Observation Première (Robert, Gaz. des Hôpitaux, 1847) Le sujet est un jeune homme de 21 ans, garcon boulanger, très

vigoureux et très musclé. En descendant dans une cave,les pieds lui ont manqué et il est tombé en arrière sur le coude droit, qu'il avait

porté instinctivement dans ce sens pour pouvoir se retenir. Immédiatement douleur violente dans le coude, qui s'est tuméfié rapidement. Le lendemain il se faisait admettre à l'hôpital.

A l'examen du malade on a trouvé le coude fortement tuméfié en

arriére et sur les côtés ; on remarquait dans ces endroits deux saillies molles, fluctuantes, l’une interne et l’autre externe, plus volumineuses, séparées entre elles par un enfoncement qui répondait à l'olécrâne et au tendon du muscle triceps brachial. Ces saillies résultaient évidemment d’un épanchement qui s'était fait dans la membrane synoviale de l'articulation.

L’avant-bras était à demi fléchi sur le bras et pouvait exécuter sur

lui-même de légers mouvements d'avant ensarrière. Du reste, l’olécrâne avait conservé ses rapports normaux avec les tubérosités latérales de l’humérus. Le quatrième jour, après que la douleur etle gonflement eurent cédé à un traitement approprié, on pouvait constater les symptômes suivants :

La forme générale du coude n’est pas sensiblement altérée; cependant, en dehors, la saillie des muscles grand supinateur et radiaux paraît plus marquée qu’à l'état normal. L'avant-bras, légèrement fléchi sur le bras, ne peut étre ni complètement étendu, ni fléchi au delà de l'angle droit. La main est en pronation et ne peut pas être portée dans la supination. À la partie externe du pli du bras, sous l'épais faisceau des muscles grand supinateur et radiaux externes, on sent une saillie assez volumineuse et arrondie. Cette saillie se trouve de niveau avec l’épicondyle et au devant de cette apophyse. L'intervaile qui existe entre elle et l’olécrâne excède d’un travers de doigt au moins celui du côté opposé. On sent la tête radiale en avant et un peu en dessus de la petite tête de l'humérus, car elle setrouve de niveau avec l’épicondyle; il existe par conséquent un peu de chevauchement du radius sur l’humérus.

Tentatives de réduction.Pour éviter les obstacles dus aux contractions musculaires, on soumet le malade aux inhalations éthérées. A chaque tentative de réduction, le radius paraît reprendre incomplètement sa place, mais il n'y reste pas et se porte aussitôt à la place qu’il occupait.

Robert conclut à une luxation en avant du radius, mais la plupart

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