SYMPTOMES. COMPLICATIONS
Que la luxation soit complète ou incomplète, directe ou indirecte, ce sont des symptômes subjeclifs et ue lifs qui traduisent la lésion. |
Le malade raconte habituellement qu'il a ressent une vive douleur au niveau de la partie supérieure de l’'éminence thénar et qu'il a perçu un craquement; ce craquement est un signe infidèle, souvent masqué par les troubles qui accompagnent l'accident; puis le malade accuse le plus souvent de limpotence fonctonnelle de la main; les mouvements du pouce sont gènés, quelquefois même abolis ; les mouvements actifs sont limités et douloureux, surtout l'extension. S'il tarde à se faire examiner, un gonflement léger dans certain cas, considérable dans d'autres, pourra survenir, rendant ainsi plus difficile l'examen de la partie atteinte: nous devons ajouter cependant qu'un gonflement exces-
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sif est l'exception et que même le peu de gonflement au voisinage de l'articulation est un des meilleurs signes de la luxation trapézo-métacarpienne, ou du moins qu'il permet de rejeter dès l'abord .la fracture extracapsulaire qui siège d'ordinaire à 0,01 centimètre maximum au-dessous de l’article.
Ces réserves faites, nous pouvons procéder à la descriphon symptomatique, en l’exposant successivement dans les luxations en arrière incomplètes et complètes.
1° Luxalion postérieure incomplète. — L'inspection montre de suite une saillie au niveau de la partie inférieure de la tabatière anatomique, saillie généralement peu accentuée ; en exécutant cette manœuvre, on sent la tête du métacarpien se mouvoir comme une touche de piano, et on ne saurait mieux comparer cette luxation qu'à celle de l'extrémité interne de la clavicule ; d’après TiLLAUX, c'est là le signe pathognomonique de la luxation trapézo-carpienne; le pouce et le métacarpien sont le plus souvent en flexion et adduction légères, on a la sensation que le premier métacarpien est devenu parallèle aux quatre autres; du côté palmaire, il y a un léger aplatissement de l'éminence thénar, mais le moindre gonflement fait disparaître ce symptôme.
La palpation montre, au niveau de l'articulation, une douleur qui s'exaspère si l’on imprime dés mouvements à la jointure ; la saillie est dure, manifestement osseuse et en continuité évidente avec le mélacarpien ; si on presse sur elle fortement, elle disparaît eLon perçoil un craquement rude, articulaire ; enlève-t-on le doigt ; elle reparaît aussitôt. |
Les mouvements spontanés du métacarpien sont très pénibles et de ce fait presque nuls, les mouvements provoqués sont ou impossibles ou très faibles pour l'exten-
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sion, plus nets, mais cependant assez limités pour a flexion, l’adduction, labduction et l'opposition.
> Luxvalion postérieure complèle. — Dans ce cas, le mélacarpien est fléchi sur le carpe, et d'ordinaire le pouce l’est sur le métacarpien. La saillie osseuse est cette fois considérable (12 à 15 millimètres), déviée parfois en dedans entre le tendon du long extenseur du pouce et du long abdueteur; l’aplatissement thénarien est des plus nets ; le doigt enfonce à ce niveau dans une cavilé causée par la fuite du métacarpien.
Les mouvements sont les mêmes que dans la luxation incomplète, mais encore plus limités, el il est souvent difficile de faire disparaître la saillie osseuse par la simple pression digitale. | HA
La mensuration accuse un raccourcissement de Î à 2 centimètres. On peut accentuer ce raccourcissement en repoussant le mélacarpien de bas en haut, ce qui constitue un signe pathognomonique de la luxation complète.
Dans la luxation en dehors, les signes sont les mêmes que dans la luxation postérieure; la saillie osseuse est en dehors, c’est la seule différence. |
Complications. — La véritable complication de la luxalon trapézo-métacarpienne est la récidive qui dans beaucoup de cas est difficile à éviter et constitue de ce fait un écueil véritable dans le traitement de cette affection.
L’arthrile trapézo-mélacarpienne avec ankylose a été observée plusieurs fois, ainsi que la fracture de l'extrémilé carpienne.