‹ De la luxation trapézo-métacarpienneChapitre 44 sur 48 · OBSERVATION XXXIV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXXIV

(Résumée)

(Salètes. — Archives de médecine militaire, 1885, t. VI, p. 436)

À la suite d'une chute sur la paume de la main, dans laquelle la main droite heurta la bordure de pierre d’une marche d'escalier, lé malade ressent une douleur vive au niveau du poignet et ne peut plus faire aucun mouvement de flexion et d'extension ; rapidement un gonflement assez accentué apparaît.

À l’examen, on trouve un raccourcissement très prononcé dans la longueur du premier métacarpien et du pouce; impossibilité dans les mouvements de l’articulation métacarpo-trapézienne : le premier métacarpien est légèrement fléchi ; le pouce, contrairement à la flexion notée par les auteurs, présente une extension exagérée ; douleur vive, gonflement assez notable de la région lésée, saillie considérable, et facilement appréciable sous les doigts, de l'extrémité supérieure du premier métacarpien sur la face dorsale de la main, au-dessus du trapèze ; épanchement considérable de sang.

La luxation est facilement réduite par traction légère dans l'axe du segment de la main avec pression sur la tête luxée; bruit de réduction, disparition immédiate de la saillie osseuse, la douleur semble calmée. Pendant 9 jours on laisse la main dans un appareil contentif composé d'une planchette palmaire bien garnie de tampons d’ouate appuyant sur l'articulation.

Le malade s’en va guéri.

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