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souvent le développement rapide des tumeurs chez des malades qui ont conservé d’une affection inflammatoire ancienne, un seul ganglion engorgé.
Un individu, à la suite d’amygdalites répétées, a conservé un ganglion tuméfié ; on fait l’ablation des amygdales, immédiatement la chaîne ganglionnaire se prend, la lymphadénie s’établit (Weber).
Chez un autre sujet, un ganglion apparait à la région sous-maxillaire à la suite de gingivites, les dents se carient, la lymphadénie se développe.
Dans presque tous les cas, les interventions sanglantes sont le signal de la diffusion des lésions, aussi la plupart des chirurgiens considèrent-ils les lymphadénomes comme des nor me tangere. I] en est de même pour la rate; sur les 16 cas de Nusshaum, il y a eu seize morts, alors qu’en dehors de la leucémie, le même auteur obtiendrait deux guérisons sur trois (?) :
L'influence du traumatisme et d'une irritation sur la diffusion de la lésion semble donc bien établie dans la lymphadénie ganglionnaire. N'est-ce pas comme un coup de fouet qui vient réveiller le germe et imprimer tout à coup à la maladie une allure envahissante ?
H est d’autres faits dans la marche des hypertrophies ganglionnaires lymphadéniques qui sont en faveur de leur origine infectieuse, ce sont ceux qui concernent les formes à généralisation d'emblée.
Il n’est pas rare que les hypertrophies gauglionnaires se manifestent dans plusieurs régions sous forme de tumeurs multiples ; de plus, même lorsqu'elles sont limitées à une seule région, 1l y a toujours, à la période d’état, plusieurs ganglions pris à la fois. Or, avec Delbet, nous
dirons qu’on ne connaît pas de néoplasmes malins qui soient d'emblée multiples, tout au plus M. Bard a-t-il pu signaler deux ou trois cas authentiques d’épithéliomes multiples.
Objectera-t-on que ces tumeurs multiples sont dues à la généralisation d’une tumeur primitivement unique ? Des exemples prouvent le contraire, on à vu chez un certain nombre de malades plusieurs tumeurs apparaître presque simultanément en diverses régions : ce serait donc tout an moins une généralisation foudroyante.
Mais supposons que ce fût réellement une généralisation: « Où avez-vous vu, répond M. Delbet, un néoplasme se généraliser avec cette fantaisie et cette abondance ? Cette fantaisie, puisqu'il est des cas où on trouve une grosse tumeur au cou et une autre dans laine, sans qu’on puisse saisir d’intermédiaire; cette abondance, puisqu'il y a des cas où tous les ganglions de l’organisme sont pris. Où avez-vous vu un néoplasme malin envahir d’une manière exclusive un seul système anatomique ? » M. Delbet poursuit son argumentation, faisant remarquer que cette marche est au contraire assez dans les habitudes des maladies infectieuses ; il donne comme exemple le fait du staphylocoque qui, dans l’ostéomyélite des adolescents, frappe, chez le même enfant, cinq ou six os, tout en respectant les autres organes.
Parmi ces arguments, nous devons reconnaître qu’il en est de discutables : certaines tumeurs, d’une malignité seulement relative, il est vrai, mais à type net d’épithéliome, sont susceptibles de se généraliser rapidement, en restant limitées à un seul système anatomique, celui d'où provient la tumeur originelle, et avec localisations dans